La décadence d'une société commence quand l'homme se demande :
"Que va-t-il arriver ?" au lieu de se demander : "Que puis-je faire ?".
Denis de Rougemont
La crise financière vient de consacrer l'échec d'un régulation politique qui privilégie les intérêts particuliers des plus astucieux, des plus fortunés, au lieu d'imposer des règles qui préservent l'intérêt général.
Il n'y a pas de richesses collectives créées quand des jeux spéculatifs peuvent entrainer le licenciement, la misère, le désespoir de milliers voire de millions de personnes.
Et c'est bien ce mythe que les comportements débouchent nécessairement sur un mieux être collectif qui est en débat aujourd'hui : la Bourse a perdu 42% en 2008 mais certains actionnaires ont gagné en spéculant à la baisse pendant que d'autres perdaient la totalité de leurs économies ou de leurs salaires. Et la pression sur les profits pour compenser ces pertes fera peser dans les mois à venir la crise sur les salariés avant put et, parmi eux, les plus vulnérables, les plus "remplaçables"
Alros posons-nous chacun la question : que pouvons-nous faire ?
Pour refuser les rendements spéculatifs si nous avons les moyens d'une épargne,
Pour développer les solidarités dans notre entreprises, notre quartier, notre immeuble,
Pour inventer d'autres façons de produire, distribuer, diffuser les richesses,
Pour refuser les affrontements, les manipulations, les recherches de boucs émissaires,
Pour
participer, proposer, rechercher des solutions de compromis qui
favorisent l'intérêt général même aux dépens de nos intérêts
particuliers.
Que 2009 soit pour chacun d'entre nous l'année de l'engagement pour une autre société, qui a compris les erreurs et les errements des siècles précedents et veut être digne du XXIe siècle



ShareThis


Les commentaires récents