Il est frappant de constater, au fil des dépêches, combien les noms des dirigeants du conseil général des Hauts-de-Seine croisent les affaires de financement illicites de campagne électorale.
Les ventes d'armes en Angola ont abouti à la condamnation de de Charles Pasqua, actuellement entendu par la Cour de Justice de la République, ex- maire de Neuilly-sur-Seine, ex-président du conseil général des Hauts-de-Seine, ex-ministre de l'Intérieur... et témoin au premier mariage de Nicolas Sarkozy.
Les ventes d'armes au Pakistan mettent en cause Edouard Balladur, et son ministre du budget, Nicolas Sarkozy, actuel président de la République, ex-maire de Neuilly-sur-Seine, ex-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, ex-ministre de l'Intérieur.
Déjà, lors de la vente de frégates à Taiwan, alors que le président de la république d'alors, François Mitterrand, avait interdit les rétro-commissions, Edouard Balladur, devenu premier ministre les avait autorisées ... avec comme ministre du budget Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua étant ministre de l'intérieur dans le même gouvernement. .
Il est inquiétant de voir des soupçons lourds de financement illégal peser sur des campagnes électorales présidentielles malgré les contrôles du Conseil constitutionnel, manifestement bien légers au vu des dernières révélations de Libération sur les millions de francs en liquide déclarés.
Il est encore plus grave de voir que ces financements sont appuyées sur des réseaux d'intermédiaires spécialisés dans les ventes d'armes dans des pays non démocratiques et que ces magouilles de voyous auraient pu être la cause de l'attentat de Karachi, dont les familles de victimes s'indignent à juste titre de voir un l'ancien premier ministre refuser de témoigner pour éclaircir les conditions de la mort de salariés français.
Et tous les rapports d'ONG montrent les liens étroits entre vente d'armes, développement de la corruption, non respect des droits de l'homme, accroissement de la pauvreté, de la famine et de la guerre
La France a augmenté de 20% ses ventes d'armes en 2009 grâce à l'action du président de la république comme le fait remarquer le magazine le Point : "l'effet Sarko" sur les ventes d'armes est en partie à l'origine
d'une spectaculaire augmentation des prises de commandes de l'industrie
française d'armement en 2009, grâce à quelques gros contrats (comme les
sous-marins Scorpène et les hélicoptères EC725 au Brésil) et à de
nombreux "petits" contrats : radar GM-400 de Thales en Estonie et en
Finlande, hélicoptères au japon, au Vietnam, au Mexique, en Albanie et
en Irak, systèmes de détection infrarouge aux États-Unis, rénovation de
Mirage 2000 au Pérou,
VAB 6x6
au Tchad, radios tactiques en Angola, missiles Exocet au Qatar,
missiles sol-air Mica à Oman, ravitailleurs A330-MRTT en Arabie
saoudite, etc.
Il est frappant de constater combien l'histoire se répète, les réseaux
se superposent, les pratiques se ressemblent.
Et la volonté politique acharnée du même président d'attirer dans les grandes opérations immobilières à La Défense ou le renflouement de la presse des investisseurs russes, qatariens, originaires de ces mêmes pays avec lesquels se négocient actuellement des contrats d'armement, la montée en puissance
très consensuelle dans l'UMP des Hauts-de-Seine d'un nouveau leader, un garçon de 23 ans,
dont le seul mérite reconnu est
d'être fils de son père, ne rassurent pas.
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