La constitution de 1958 prévoit que "les partis politiques concourent au bon focntionnement de la démocratie". Au vu du résultat du dernier référendum et des analyses présentées sur les motivations de vote des électeurs, au vu des réactions que suscite le retrait de Laurent Fabius de la direction du PS, face à l'étonnant attelage gouvernemental Villepin-Sarkozy, on peut se demander quel sens a cette définition pour la plupart d'entre nous.
En démocratie, la décision politique se prend de façon globale (sur un programme) et à la majorité. Historiquement, l'outil du référendum, beaucoup plus simple que le vote sur un programme, a longtemps été cosnidéé à gauche comme une manipulation populiste car il oblige à choisir entre un projet et un non-projet au lieu de mettre en débat plusieurs projets dont l'un sera mis en oeuvre.
- Les partis politiques, qui ne fonctionnent que grâce à ceux qui y consacrent du temps, ont différentes fonctions :
- préparer des plate-formes de projet collectif à présenter aux électeurs
- sélectionner des candidats susceptibles de porter ce projet et d'exercer le pouvoir conformément aux engagements pris
- organiser une stratégie de conquête du pouvoir (alliances, communication, campagnes électorales)
Les partis politiques de droite et de gauche ne fonctionnent pas sur les mêmes principes : le parti socialiste fait voter ses militants selon la règle majporitaire sur les projets et les désignations, l'UMP les fait valider par un conseil national, le parti communiste a longtemps eu une démocratie interne très contrôlée (un seul projet ou un seul nom soumis au vote), l'UDF est plus un club d'élus qu'un parti proprement dit, les Verts pratiquent en permanence la proportionnelle ce qui permet de constituer des équipes, pas d'identifier un projet ou une stratégie.
Le fonctionnement d'un parti est très révélateur de son rapport au pouvoir : partagé aux dépens de l'efficacité de la décision, centralisé aux dépens de la démocratie, focntionnant en cercle restreint des élus ou appuyé sur une base militante. Les effectifs de gens qui sont prêst à consacrer du temps à un projet politique font de 7 000 pour les Verts à plus de 100 000 poru le PS ou l'UMP. C'est suffisant porua voir des idées ou regrouper des expertises varitées, c'estpeu, c'est très peu pour considérer que l'on est représentatif de 45 0000 0000 d'électeurs.
Pourtant, au même titre que la presse, les partis politiques sont indispensables :
- parce qu'il faut des collectifs puissants face à lEtat pour garantir le respect des insitutions et évier le risque toujous présent d'abus de pouvoir;
- parce qu'ils doivent (devraient) fonctionner comme un label de projet pour faciliter la dynamique collective du vivre ensemble et qu'un élu qui se réclame d'une étiquette doit être aisément reconnaissable d'un autre élu;
- parce qu'enfin le processus démocratique en peut pas focntionner avec des décisions qui laisseraient croire que l'intérêt général est la somme d'intérêts particuliers et qu'il suffit de faire plaisir à tout le monde pour permettre le bon fonctionnement de la société.
La démocratie règle des conflits d'intérêts souvent violents de partage des richesses : pour certains, ce sont les privilèges de quelques uns qui entraîent la prospérité d'un maximum, pour d'autres, c'est l'égalité d'accès à tous les privilèges qui améliorent la vie de tous. Ces deux conceptions s'affrontent en permanence, pas toujours sur les mêmes champs, ni sous les mêmes dénominations.
L'honneur d'un parti politique doit être d'expliquer de façon claire quelles règles du jeu il prône pour permettre de vivre en paix et en sécurité et de demander à tous ceux qui se réclament de son nom pour se faire élire et disposer d'un pouvoir d'accepter d'être porteur de ce projet collectif. C'est pour cela qu'il me paraît plus honnête que le PS demande à à Laurent Fabius de quitter la direction et convoque un congrès pour permettre de redéfinir le projet majoritaire que de voir l'UMP mettre ensemble Villepin et Sarkozy pour éviter des conflitss individuels alors que les projets sont contradictoires. Soit l'UMP veut dans sa majoié sarkozy et de Villepin doit s'incliner, soit il préfère de Villepin et Sarkozy soit se soumettre ou se démettre.
Mais, j'oubliais, à l'UMP, ce ne sont ni les militants ni les parlementaires qui décident c'est le Président de la République. A quoi sert donc ce parti politique et concourt-il vraiment au bon fonctionnement de la démocratie ?



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