Durant la campagne des élections régionales, les socialistes et leurs alliés ont promis la mise en place d'un nouveau dispositif d'aide à l'emploi : les emplois tremplins.
Destiné aux employeurs associatifs, c'est-à-dire à ceux dont l'activité, souvent bénévole, est destinée à améliorer le lien social sans but lucratif (pas de rémunération du capital), ce dispositif est en cours d'élaboration au conseil régional d'Ile-de-France.
Le 30 juin dernier, dans le cadre du Plan emploi présenté par le vice-président Bunel (PCF), nous avons été amenés à voter une note de cadrage : CDI avec aide forfaitaire durant 3 ans, dégressive durant les 3 années suivantes, aide à la formation des jeunes.
La délibération finale devrait être votée fin septembre et il nous faut donc très rapidement faire le point :
- sur les aspects positifs et négatifs des emplois jeunes
- sur l'articulation avec le dispositif CIVIS
- sur nos objectifs vis-à-vis du développement du secteur associatif
- sur nos objectifs vis-à-vis des jeunes
- sur les modalité de dépôt et d'instruction des dossiers de demande
- sur les modalités de sortie pour les jeunes et pour les associations de ce dispositif
Les élus socialistes des commissions concernées (développement économique-emploi et formation professionnelle) ont donc commencé à auditionner des assocaitions sur leur expérience du dispositif emplois jeunes et leurs attentes vis-à-vis de ce nouveau dispositif.
Les conclusions de ces auditions sont les suivantes :
- compte tenu de la baisse drastique des financements d'Etat et des délais de versement de subvention qui vont parfois jusqu'à plus d'un an, le secteur associatifs est au bord de l'asphyxie;
- le dispositif emplois jeunes a permis de faire face à la demande de plus en plus forte de professionnalisation des associations et a été un vrai facteur d'innovation et de développement;
- la formation des jeunes a été très difficile à mettre en place car il s'agit surtout d'employeurs de moins de dix salariés qui cotisent à un fonds de mutualisaton très faible (les cotisations formation des grandes et des petites entreprises ne sont pas mutualisées dans le même fond);
- la recherche de financement de pérennisation a échoué, car, pour mobiliser des moyens de répondre à de nouveaux besoins (ex : personnes âgées, petite enfance, accompagnement scolaire), il faut mobiliser des fonds à un niveau plus large que l'échelon local; comment alors conserver les jeunes qui sont là depuis plusieurs années, bien insérés dans la structure... et ont pris toute leur place de salariés permanents ?
- le dispositif emplois tremplin est très attendu par les associations, mais comme un outil de développement plutôt que comme un dispositif d'insertion de jeunes en grande difficulté, faute du personnel d'encadrement nécessaire.
- enfin qui va instruire et évaluer ces emplois, dans une logique de proximité, le conseil régional n'ayant que 1 500 salariés et ne disposant pas d'un réseau territorialisé comme les coordinateurs emplois formations des directions départementales du travail et de l'emploi ?
Voilà toutes les questions auxquelles il nous faut d'ici tois semaines répondre pour nous-mêmes, convaincre ou négocier avec nos collègues et les services, formaliser sous forme de dispositif.
Vos contributions sont les bienvenues



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