Manifestation du 16 mai 2004
Il est frappant de constater combien les conflits extérieurs pèsent sur la représentation .
Si le conflit israelo-palestinien avait pu se réduire à un partage de terres et non s'engluer dans une conquête de mémoire et une revanche de religion, alors nous aurions probablement eu aujourd'hui en France un cortège unitaire.
Rien ne justifie de traiter un autre humain comme ennemi sans le connaître, sans avoir un grief personnel, juste parce qu'il n'a pas la bonne couleur de peau, la bonne religion, la bonne histoire.
L'antisémitisme est une forme de racisme, aussi atroce que l'escalvage, aussi atroce que les déplacements de populations, aussi atroce que tous les génocides, qu'ils aient lieu au Cambodge, au Kurdistan ou au Rwanda.
Mais il y aussi le racisme ordinaire, celui qui ne fait jamais la une de la presse parce qu'il est difficile de le prouver, celui des chanteurs du groupe ZEBDA, "le bruit et l'odeur", quand des êtres humains deviennent de sous-êtres humains, parce qu'ils n'ont pas le même accent, la même couleur, les mêmes vêtements, les mêmes amours...
Ce racisme ordinaire se nourrit de la peur de l'autre et surtout de la concurrence sauvage : il n'y a pas la place pour nous deux sur cette petite planète.
Alors comment répondre ? Par l'éducation, par la mixité sociale et culturelle, par les projets partagés, par la diversité systématique, et puis par la justice, par le courage de témoigner.



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