Il y a en France, selon tous les recensements, 125 000 à 150 000 personnes qui relèvent de la catégorie administrative créée en 1972, les gens du voyage (sur 65 000 000 de Français)
Ce statut destiné à des gens de nationalité française est un statut juridique - et non pas ethnique : demain, vous lâchez votre appartement, vous pouvez vous faire enregistrer comme non sédentaire.
Il se caractérise donc par le fait de choisir un mode de vie non sédentaire, et se traduit par un livret de circulation qui se substitue à la carte d'identité. Sauf que le livret est obligatoire, pas la carte d'identité. Et doit être régulièrement visé par la police.
En clair, si vous circulez occasionnellement, vacances, boulot, ou si avez , par exemple, une résidence en Suisse, une à New York, une autre dans une île et une à Neuilly, vous êtes libre de vous balader sans prévenir personne; si vous circulez tout le temps sans logement fixe, vous devez produire un livret de circulation et pointer : la liberté surveillée quoi et la présomption permanente de culpabilité puisque, depuis 2003, votre domicile sur roues n'est pas traité comme un domicile en matière de perquisition.
La loi Besson, pas l'affreux Eric mais Louis, le ministre du logement, a permis le rattachement à une commune, ce qui permet de se marier, de voter et de payer ses impôts et a obligé, théoriquement, toute les communes de plus de 5 000 habitants à prévoir des aires de stationnement correcte, avec l'eau, l'électricité, et l'accès aux écoles pour les enfants.
Les communes même celles de gauche comme Nanterre, ne se sont pas mises en règle et l'Etat n'a pas fait respecter la loi : pourtant, 150 000 personnes qui veulent vivre en camping permanent, ce n'est pas grand-chose à intégrer à l'échelle d'un pays qui se vante de ses capacités d'accueil touristiques !!!
Aujourd'hui le président de la république, le ministre de l'intérieur, au lieu de mettre en place une médiation pour comprendre ce qui a causé cette poussée de rage ahurissante contre une gendarmerie, au lieu d'être en capacité de rajouter à la sanction des coupables la prévention, agitent la peur de l'autre : celui qui n'est pas un voisin mais un étranger, celui dont on ne sait pas comment il gagne sa vie, celui qui ne s'habille pas pareil...
Après le Grand Paris et la mondialisation heureuse, voilà le retour du village assiégé, un grand classique du Front National. C'est oublier que 99% des violences ont lieu entre sédentaires, des gens qui habitent côte à côte, et qu'il y a plus de meurtres familiaux que criminels. Et plus de gitans tués par balles par des "braves" gens surexcités que le contraire.
La catégorie juridique est discriminatoire, le traitement présidentiel est raciste, ouvertement et lamentablement raciste. Ne vous laissez pas piéger, refusez ces amalgames nauséabonds et faites partie de ceux qui ont le courage de dire non à voix haute



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