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91 notes de la catégorie "Vivre en Ile-de-France"

Réforme de la formation professionnelle : les incohérences de l'Etat UMP continuent

Le président de la république, dans sa frénésie de réformes, a décidé qu'il fallait aussi réformer la formation professionnelle durant l'année 2008.

Que ce soit du côté des partenaires sociaux, responsables à la fois de la construction des droits par la négociation, de la gestion des fianncements à travers les organisems colelcteurs et de la mise en oeuvre par les plans de formation, ou du côté des régions, chragée de la foarmtion professionnele des jeunes et des demaneurs d'emploi et de l'apprentissage, il y a effectivement besoin de revoir l'organisation de notre système de foramtion pour le rendre à la fois plus performant poru els 3 acteurs majeurs que sont les citoyens, les entreprises et les territoires.

Le dernier rapport en date, celui du sénateur Carle, met bien en avant les inégalités d'accès et les pesanteurs du système actuel comme plusieurs autres avant lui. L'avis rendu par le Conseil d'orientation pour l'emploi, même s'il fait complètement l'impasse sur les modifications du fonctionnement économique qui peuvent peser sur les inégalités constatées, va dans le même sens.

S'est donc mis en place un groupe de travail multipartite Etat, partenaires sociaux, régions pour approfondir l'analyse et faire des propositions. J'y participe au titre de l'Association des Régions de France et la première réunion nous a permis de caler un calendrier très cahrgé, où nous nous réunissons une demie-journée toutes les semaienes en avril et mai de façon à mieux articuler émancipation des citoyens, compétitivité des entreprises et besoins des territoires.

Mais à quoi va servir ce travail si les lois sont votées sans en tenir compte, si le président de la république affiche sa volonté de travailler en concertation avec les parteniares sociaux quand le gouvernement modifie les lois sans concertation alors même que des discussions sont en cours ?

Quelques  exemples :

  • la loi dite sur la modernisation de l'économie, qui reprend l'accord interprofessionnel de janvier denrier sur le droit individuel à) formation transférable, modifie aussi des seuils de cotisation par les employeurs qui, eux, n'ont fait l'objet d'aucune négocaiton;
  • le transfert en cours aux régions du financement des formations de l'AFPA à des destination des demandeurs d'emploi s'accompagne, à la surprise générale, d'un désengagemnt brutal de l'Etat sur ce qu'il avait souhaité conserver il y 4 ans... avec la même majorité;

Sans parler dles règles d'indemnisation des demndeurs d'emploi, le versement d'allocations familailes, les règles de réparition des dépenses de santé, qui font toute partie de la négociation sociale et des responsabilités des partenaires sociaux font elles aussi l'objet de déclarations ou de décisions parfaitement cacophoniques.

Alors soyons clairs : la démocratie, c'est de proposer aux citoyens des cohérences diverses de société afin qu'ils puissent choisir par leur vote le projet majoritaire. Il n'y a plus de démocratie possible quand les discours sociaux masquent des décisions libéralo-jacobines, quand la pression des sondages et des lobbies modifient substantiellement les projets annoncés et quand, derrière l'appel à la négocitiation sociale, se camoufle lâchement une volonté de décider seul et de n'utiliser le débat que comme alibi médiatique... ou clientéliste.

Conseil d'administration de l'EPAD : les comptes fantastiques de l'établissement public

Patrick Devedjian doit se mordre les doigts d'avoir accepté de prendre la présidence de l'EPAD.

L'Etablissement public d'aménagement de la Défense, créé osus la présidence du général de Gaulle et présidé par l'Etat jusqu'à l'arrivée à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine de Nicolas Sarkozy, est dans une situaiton comptable totalement calamiteuse.

Le rapport de la Cour des Comptes, puis l'enquête parlementaire diligentée par le Sénat, ont montré une gestion totalement irrégulière de cet établissement, avec, en particulier, un mélange entre activités de gestion et activités d'aménagmeent et le non-respect des règles de valorisation des actifs.
Pour sauver le fleuron de l'ambition UMP en Ile-de-France et dans les Hauts-de-Seine, le ministre président a imposé une densification supplémentaire accélérée afin de récupérer des charges foncières, le sénateur Karoutchi a fait voter en catastrophe une loi séparant l'activité de gestion de l'activité d'aménagement et exonérant au passage de toute concertation publique les promoteurs immobiliers.

Les contrôleurs d'Etat ont fait leur boulot : retraiter les comtpes pour séparer ce qui doit être séparé et valoriser correctement ce qui a de la valeur.

Le conseil d'administration a du coup eu droit à une présentation comptable qui, partout ailleurs, aurait fait déclarer immédiatement la mise en failite ou, au mieux, la surveillance judicaire :

  • sur l'activité de gestion, qui représente un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros pour des ressources de 15 milllions d'euros, le déficit dû à la dévalorisation des actifs transférés à valeur nulle au nouvel établissement public s'élève à ... 150 millions d'euros
  • sur l'activité d'aménagement, avec le retard de certains projets, lancés trop vite sur un site très complexe, le déficit est de 230 millions d'euros
  • ce qui amène, au total et après contorsons, à afficher un déficit faramineux de pplsuierus centaines de millions d'euros et donc des capitaux propres négatifs pour 22 millions d'euros,

iI est évident que ce résultat lamentable résulte d'abord d'une gestion comptable approximative.

Mais, derrière ces résultats exceptionnels dus à la régularisation comptable, sont camouflées des hausses de charges et des baisses de ressources avec une perspective d'équilibre éventuellement pour 2009 mais le retour au déficit ensuite

Et à la question, certes naïve, de la recapitalisation éventuelle pusque ce déficit existe désomais, il m'a été répondu qu'il était virtuel. Les contribuables apprécieront cette désinvolture et l'incurie de la gestion d'Etat incapable de respecter ses propres règles comptables.

Ces comptes fantastiques n'amélioreront pas non plus la confiance que des citoyens peuvent avoir dans un établissement ainsi géré quand on sait qu'il y a par ailleurs plusieurs procédures judiciaires en cours sur des problématiques d'affarisme, qu'il s'agisse du dossier du marché de la chaufferie, des milliers de m2 construits non déclarés ou de certaines questions liées au financement de la maison mère de l'UMP, le RPR, où se croisent les noms d'entreprises et de personnes en lien avec l'aménagement de La Défense.

Sans parler des centaines de millions d'euros de recettes fiscales engrangées par les communes UMP de Puteaux et Courbevoie ces vingt dernières années sans que leru soit demandée la moindre contribtuion à l'entretien du site, leur participation depuis 2 ans atteigant péniblement 1 million d'euros/an... mais avec la prise en charge par l'EPAD de travaux d'aménagement de voirie (rénovation du boulevard circulaire) sur chaque commune d'envrion 300 millions d'euros au total.

Il reste de belle enquêtes à faire sur la façon dont l'intérêt général a été traité à partir d'un motif louable - créer à Paris un quartier d'affaires européen - mais qui, géré en exonération du droit commun des règles d'aménagement et avec une trop grande opacité, est devenu un outil au service de quelques uns.

Remaniement : la mise sous tutelle de la Région Ile-de-France

Le remaniement ministériel actuel qui se caractérise par la valorisation de quelques gagnants, MM Chatel et Wauquiez,et le sauvetage d'une grande perdante, Mme Morano.
mais, au delà du jeu des personnes, il y a deux désignations qui alissent présager des manoeuvres bine plus compliquées sur le plan démocratique

  • la désignation du M élections de l'UMP, M Marleix, au ministère de l'intérieur, comme secrétaire d'état chargé des collectivités locales, ce qui montre que, si les départements et les maires sotn passées à gauche, tout sera fait pour que l'appui et le contrôle des collectivités locales comme la réforme des circonscriptions législatives, demandées par le Conseil constitutionnel avant les dernières élections, permettent à la majorité actuelle de conserver le pouvoir;
  • plus grave encore, la création d'un secrétariat d'état à la région capitale - pourquoi donc les 23 autres régions n'y ont elles pas droit ? - qui montre combien le président de la république et ses proches sont incapables d'accepter le résultat des urnes, qui leur a fait perdre la Région et Paris mais aussi, depuis 2004, la Seine-et-marne et le Val d'Oise.

Cette mise sous tutelle est proprement scandaleuse sur le plan constitutionnel :la tutelle des collectivités territoriales telle qu'elle a été définie par les lois de décentralisation, est une tutelle exercée par le préfet - préfet de région ou préfet de département - et surtout, c'est une tutelle a postériori.

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Ile-de france : la gauche gère 6 départements sur 8

Avant de créer un secrétariat d'état au grand paris et de lancer des projets pharaoniques tous azimuts, le président de la république et le président du conseil général des hauts-de-Seine feraient bien d'analyser la situation politique en ile-de-France à la suite des dernières élections cantonales et municipales :
- Paris est très largement à gauche
- le département de Seine-et Marne, gagné à une voix aux dernières cantonales reste à gauche
- le département du Val d'Oise passe à gauche, portant à 6 sur 8 les départements gérés par la gauche
- les villes de Colombes et Asnières dans les Hauts-de-Seine, Argenteuil dans le Val d'Oise, Poissy dans les Yvelines, Aulnay sous Bois en Seine Saint Denis passent à gauche
Autant de victoires régionales fortes et symboliques qui montrent que la république peut s'accommoder d'alternance, elle ne supporte pas le mépris.
Les électeurs qui avaient voté UMP il y a dix mois ont voté avec leurs pieds : ils ne se sont pas déplacés pour soutenir des élus.

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Lycée Joliot-Curie de Nanterre : une rénovation massive sans arrêter le fonctionnement

Le Conseil régional d'ile-de-France a lancé en 2006 la rénovation massive du lycée Joliot-Curie de Nanterre, pour un montant prévu de 44,7 millions d'euros, ce qui en fait un des plus gros budgets.
CeLycee lycée fait partie bâtiments maltraités par les lois de décentralisation : c'est une cité scolaire abritant à la fois un lycée - bâtiment de la responsabilités du Conseil régional - et un collège - responsabilité du Conseil général, dont toute l'activité est entièrement sous l'autorité du recteur, responsabilité de l'Etat, seul maitre des programmes et des effectifs..
Pour pouvoir enclencher la rénovation du lycée, il fallait clarifier la propriété des bâtiments et mettre en place un projet pédagogique. Cela a enfin pu être fait en 2004, avec la construction du nouveau collège République et l'arrivée d'une proviseure dynamique qui a pris le dossier à bras le corps.
Dés l'approbation du projet pédagogique - ce qui correspond à la commande de l'Education Nationale - et avant même que les transferts de propriété entre région et département aient été réalisés, la région a entamé les diagnostics techniques et individualisé les moyens budgétaires nécessaire.
Aujourd'hui où en sommes-nous ?

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9-2 Le clan du président

Constanty Il y a des livres qui vous font vous sentir très naïf : la dernière enquête réalisée par 2 journalistes, Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou, sur le département des Hauts-de-Seine en fait partie.
Il est frappant de constater comment, à partir d'un clan d'hommes issus de la résistance - des héros - on assiste progressivement à une prise de pouvoir qui se rapproche plus de la mafia que de la démocratie : gros bras, affaires juteuses, liens familiaux, arrangements entre amis...
Les intérêts des habitants sont bien loin de ces montages immobiliers et de ces prises de pouvoir par tous les moyens.
Un tel livre pose plusieurs questions de fond :

  • une majorité de Français a-t-elle porté au pouvoir en 2007 un homme qui va décliner, à l'échelle de la présidence de la république, ce qui a été organisé pendant 60 ans dans le département des Hauts-de-Seine par Charles Pasqua puis Nicolas Sarkozy ?
  • comment les simples citoyens sont-ils capables de lutter efficacement contre ce type de pratiques claniques et cette alliance incestueuse entre pouvoir politique et intérêts économiques ?
  • pourquoi une telle enquête n'est-elle publiée qu'après l'élection présidentielle, quand une partie des informations qui y sont regroupées sont de notoriété publique de tous les élus locaux et les journalistes qui essaient de faire correctement leur boulot ?

Lisez ce livre, réfléchissez à cette enquête, à ce que les pratiques qui y sont décrites tout au long des soixante dernières années signifient sur l'indifférence voire la complicité passive d'un certain nombre d'électeurs qui y ont trouvé leur compte, au mépris d'une certaine éthique républicaine.
On dit souvent "l'exemple vient 'en haut". Dans une société libre et éduquée, ne serait-il pas temps de donner l'exemple d'en bas, en refusant d'être complice du clientélisme soit pas ses propres demandes ("je voterai pour vous si", refrain trop souvent entendu dans les permanences d'élus) soit par le fait de privilégier trop souvent la qualité de communicant des candidats à la vérification de leur intégrité   ?
Le bon fonctionnement de la démocratie demande un investissement de temps et d'énergie énorme, non pour critiquer mais pour construire des alternatives.
Vous qui vivez dans les Hauts-de-Seine, prenez le temps de vous mettre au courant car les hommes décrits dans ce livre ont moins de 60 ans et encore de belles années devant eux pour profiter du pouvoir... à nos dépens.

Transports en Ile-de-France : le conseil régional modernise les trains de grande banlieue

Une première en Île-de-France et même dans le monde : le 2 février, la toute première rame pouvant passer du mode diesel à l’électrique entre en gare.
« Bibi », le premier train bimode et bitension du monde est mis en service ce 2 février sur la ligne Transilien Paris-Provins.
Signé Bombardier, cet autorail à grande capacité (AGC) hybride est en effet le premier train capable de rouler non seulement en mode diesel et en mode électrique, mais aussi sous différentes tensions. Au rythme d’un ou deux par mois, ce sont ensuite 18 autres trains du même type qui le rejoindront sur cette ligne de l’est francilien. De sorte qu’à la fin 2008, tous les trains qui la desservent– dont certains vieux de plus de 40 ans – auront été remplacés.
753b61a538 Alors que le trajet de 95 km a longtemps été assuré entièrement en mode diesel, l’AGC roulera en mode électrique entre Paris et Gretz-Armainvilliers (40 % de la ligne) et sera propulsé par des moteurs thermiques (conformes aux normes anti-pollution les plus sévères) entre Gretz-Armainvilliers et Provins (60 %).
Le premier bénéfice est environnemental : les émissions polluantes sont supprimées entre Paris et Gretz-Armainvilliers, et considérablement réduites entre Gretz-Armainvilliers et Provins (- 78 % de monoxyde de carbone, - 70 % d’hydrocarbures imbrûlés, - 54 % d’oxydes d’azote et - 32 % de gaz carbonique).
Au-delà, les usagers profiteront d’un train plus fiable, plus ponctuel (des pointes à 160 km/h sont possibles pour rattraper d’éventuels retards), plus lumineux, moins bruyant et plus accessible.
Les rames « Bibi » sont financées à 35 % par le Stif et à 65 % par Transilien SNCF. Elles font partie d’une commande de 24 exemplaires passée en 2006 pour 136 millions d’euros.
En plus des 19 rames destinées à Paris-Provins, 5 doivent améliorer la desserte entre Paris, Meaux et La Ferté-Milon à partir de fin 2009.

L’avenir de la Formation professionnelle en France : intervention de la sénatrice socialiste du Rhône

Intervention de Mme Christiane DEMONTES
Madame la Présidente,
Monsieur le Ministre
Chers collègues,
Quelques jours après avoir débattu d’un texte sur la fusion entre l’ANPE et les ASSEDICS quelques jours après que les partenaires sociaux aient conclu de difficiles négociations sur la modernisation du marché du travail et des contrats de travail, quelques jours après que le gouvernement ait effectué une déclaration au sujet du Grenelle de l’insertion et que le Président de la République ait annoncé l’examen d’un prochain  texte portant sur la formation professionnelle enfin, quelques mois après la remise du rapport de la mission d’information commune sur les dispositifs de ce secteur que présidait notre collègue Jean-Claude CARLE, nous débattons de cette question essentielle qu’est l’avenir de la formation professionnelle.
Ceci est heureux et indispensable. Certes nous aurions préféré que ces débats et projets législatifs multiples, parfois inscrits dans l’urgence alors que rien ne le justifie réellement, soient plus et mieux associés. De la sorte, l’action gouvernementale aurait certainement gagné en cohésion et les multiples acteurs institutionnels, associatifs… en lisibilité.
« Savoir pour prévoir, afin de pouvoir » disait Auguste COMTE. La mise en perspective de la formation au savoir, en l’occurrence professionnelle, est donc d’importance.
Il n’est que de considérer que chaque année, 20% d’une génération, soit plus de 150 000 personnes quittent le système scolaire sans qualification suffisante pour intégrer dans de bonnes conditions la vie active pour s’en persuader. Les jeunes sont inégaux devant cette situation qui frappe particulièrement ceux qui vivent dans les quartiers populaires et connaissent un taux de chômage voisin de 40%, soit quatre à cinq fois celui de la moyenne nationale.
Dans une société de la connaissance, où les technologies évoluent très rapidement et conditionnent l’exercice professionnel, l’accès au savoir et à la compétence est une donnée essentielle. Débattre de la formation professionnelle renvoie ainsi à deux dimensions :
La première collective liée à notre actualité et à notre avenir économique et social et la seconde individuelle, qui conditionne la possibilité pour chacun de progresser, de s’accomplir, de trouver sa place dans la société et de contribuer à son amélioration. Ces deux dimensions sont liées et influent de manière importante sur notre pacte social et sur notre pacte républicain. Débattre de la formation professionnelle renvoie aussi aux enjeux financiers que représentent les 30 milliards annuels qui y sont consacrés, mais aussi à ceux inhérents à une responsabilité que partagent état, régions, départements et partenaires sociaux.
J’ai participé aux travaux de la mission d’information commune sur les dispositifs de formation professionnelle que présidait notre collègue CARLE. Parce que ce rapport dresse un état des lieux exhaustif et émet un certain nombre de propositions, j’en reprendrai donc certains éléments.
Téléchargement senat_rapport_carle.pdf Téléchargement senat_rapport_carle_annexes.pdf
Notre système de formation professionnelle est composé d’une multitude de dispositifs. Il couvre un large spectre allant de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire à la formation continue des salariés, en passant par l’apprentissage, la formation des demandeurs d’emploi ou la validation des acquis de l’expérience. Il est à la fois complexe et cloisonné.
Au-delà de cet inventaire global, force est de constater
-    Que permettre à l’éducation Nationale de qualifier tous les élèves est un préalable.
-    Que la formation ne va pas à ceux qui en ont le plus besoin (plus on sort diplômé de la formation initiale, plus on utilise la formation continue),
-    Que la formation est considérée par les financeurs (particulièrement les entreprises) comme une dépense et non comme un investissement,
-    Que la question de la gouvernance et du pilotage est essentielle.

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Lycées professionnels et technologiques : accès à l'emploi en Ile-de-France

Le Conseil régional d'Ile-de-France vient de rendre publique une étude sur les débouchés professionnels des lycéens formés par l'Education nationale sortant de formations technologiques ou professionnelles dans notre région (57 600 interrogés, 37 800 réponses à l'enquête).
Le résultat global
Il est proche de celui des autres régions pour ceux qui ont obtenu un diplômé : 50% d'entre eux sont en emploi 6 mois après l'obtention de leur diplôme, dont 44%en CDI, ce qui est plus élevé que dans le reste de la France (38%).
Le résultat par niveau de formation
Plus le niveau de formation est élevé, plus le taux d'insertion dans l'emploi après 6 mois est bon : 43% pour les CAP-BEP, 60% pour les bacs technologiques ou professionnels, 70% pour les BTS.
A niveau de formation égal, le fait d'avoir ou non le diplôme augmente de 10 points la possibilité d'avoir un emploi
Par contre, ceux qui sortent en fin de 1ère année de CAP ou de BEP sont en situation très difficile en Ile-de-France : 20% d'entre eux seulement trouvent un emploi.
Les résultats par spécialité professionnelle
Ils sont très contrastés selon les secteurs et selon les niveaux. Par exemple, en secrétariat-bureautique, la sortie à l'emploi est très faible après un CAP-BEP, elle est élevée au niveau BTS.
5 spécialités dans les services et 2 dans la production ont de très bons résultats : dans les services, la santé, l'hôtellerie et le tourisme, le travail social, l'informatique et la banque et assurance; dans la production les technologies de commande et le génie civil.
Par contre les résultats des filières nettoyage ou sanitaires et sociales, les finitions du bâtiment, l'habillement sont bas car elles forment beaucoup de CAP-BEP alors que cela ne correspond pas au marché de l'emploi (ce qui n'est pas le cas en coiffure/esthétique ou les mêmes niveaux de diplômes  ont un taux d'emploi à 6 mois de 50%).
Les résultats de cette étude montrent très clairement que le problème de l'accès à l'emploi est d'abord un niveau de formation supérieur au BAc dans la plupart des spécialités et que les filières qui s'en sortent le mieux sont celles qui permettent de poursuivre ses études au delà du niveau V (BEP-CAP).
Pour mémoire le taux moyen d'accès à l'emploi dans les mêmes formations par l'apprentissage est de 80% mais avec une triple sélection, sélection à l'entrée en formation, sélection pour trouver le contrat de travail, et sélection par les rythmes alternés études/travail (tous les jeunes n'y arrivent pas).  Il est évident que plus la formation du jeune est liée au fait de trouver une entreprise disposée à le prendre en stage ou en contrat en alternance, plus la possibilité de sortir en emploi est forte.
Par contre, pour pouvoir déboucher sur un niveau supérieur au bac (niveau IV), il faut d'abord obtenir uen formation de niveau V et il est donc indispensable de convaincre les employeurs de prendre en stages ou en contrats en alternance ces jeunes là pour leur permettre de réussir et donc d'avoir envie de poursuivre car sinon, ils seront laissés en échec complet.
La suppression des BEP et leur transformation en Bac pro en 4 ans, décidée par le gouvernement risque donc d'augmenter le nombre de jeunes sortis sans diplômes après 1 ou deux années.
Cette stratégie, qui aligne la formation professionnelle sur les besoins de recrutement, fait l'impasse sur le fait qu'entre 16 et 25 ans on a souvent besoin de faire plusieurs expériences avant de s'engager vraiment. Et, si ces expériences sont des échecs et non des étapes validées, la déqualification devient très difficile à récupérer ensuite car un lycéen en échec et qui sort sans validation après 10 à 13 ans de cours est trop souvent un jeune en colère ou en déshérence..

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Budget régional 2008 : des nouveautés pour les transports en commun

Jean-Paul Huchon, et Serge Méry, vice-Président chargé des transports, ont présenté hier aux élus régionaux le volet transports en commun du budget 2008.
Des nouveautés ont été annoncées :

  • Amélioration de la ligne B du RER (opération RER B NORD +)
  • Lancement d’ici fin 2008, des chantiers d’amélioration des RER C et RER D
  • Le prolongement de la ligne 13 jusqu’à Asnières-Gennevilliers (le Luth) sera mis en service en juin 2008.
  • Le site propre pour bus entre le plateau de Saclay et Massy RER ouvrira en 2008.
  • Création des PAM 91 et PAM 92 pour le transport à la demande des personnes handicapées

Dès 2008, les travaux suivants vont commencer ou se poursuivre :

  • Sites propres pour autobus : TCSP Pompadour Sucy Bonneuil ; Liaison Sénart – Evry 1ère phase ; TCSP RN 305 Nord
  • Liaisons ferroviaires : Tangentielle Nord Liaisons tramways : Tramway T2 Prolongement au Pont de Bezons ;  Tramway Villejuif Juvisy (1ère phase à Athis Mons) ; Tramway RN1 – RN16 Saint Denis / Garges Sarcelles ; Tramway T1 Saint-denis – Asnières – Gennevilliers ; Tramway Châtillon – Vélizy – Viroflay Métro : Ligne 8 – prolongement à Créteil Sud
  • Programme grands pôles intermodaux : Pôle de Noisy-le-Grand ; Pôle de Choisy-le-Roi ; Pôle de Versailles Chantiers (1ère phase)

Amendements votés en séance :

  • La Région a voté un budget supplémentaires de 25 M€ d’études afin de lancer la phase 1 du projet du Sdrif (opérations non inscrites au contrat de projets) dès 2008 sur des opérations qui concernent des prolongements de ligne de métro, Arc Express, tangentielles ferrées…)
  • 0 M€ seront consacrés en crédits supplémentaires afin de boucler les études en cours de réalisation et à lancer la phase de concertation sur le débranchement du T4 vers le plateau de Clichy-sous-Bois- Montfermeil
  • Face au désengagement de l’Etat, la Région apporte 5 millions d’euros supplémentaires pour « booster » le projet d’augmentation de l’offre de transports sur le pôle de Pompadour dans le Val de Marne
  • 100 000 euros ont été débloqués pour des travaux de sécurisation sur le passage à niveau de Presles (95) afin de créer une traversée piétons (la traversée automobile étant déjà prévue)

Des assises régionales sur les transports seront organisées par la Région à l’automne 2008 (200 000 euros) et la Région lancera une étude de faisabilité concernant un emprunt populaire pour financer les infrastructures de transports
ean-Paul Huchon est mandaté pour demander au Conseil du Stif que la Commission chargée des études de la refonte globale de la tarification présente dès mi-2008 des conclusions sur :

  • L’extension du champ du ticket T+, valable 1h30, à tous les modes de transports (actuellement seulement bus et tram)
  • La gratuité des transports au profit des jeunes en insertion
  • La réduction du nombre de zones par la fusion des zones 5 et 6
  • La mise en place d’un billet de groupe
  • La possibilité pour les élèves titulaires d’un abonnement scolaire (Optile) d’utiliser 3 lignes de bus différentes pour effectuer leur trajet domicile-école.