De 2002 à 2007, le budget hors pensions du ministère de l’éducation nationale (consacré aux salaires et actions pédagogiques de l’enseignement scolaire) a baissé de 6%, 44,6 à 41,9 milliards d’euros.30 000 postes auront été supprimés, réduisant l'encadrement des adultes :
arrêt du recrutement des conseillers principaux d’éducation (CPE), médecins, infirmières et psychologues scolaires, assistantes sociales…
suppression des aides éducateurs ont été supprimés, de même que les MI-SE (Maîtres d’internat - Surveillant d’Externat), partiellement remplacés par des dispositifs nouveaux mis en place sporadiquement et avec grande difficulté.
Les conditions matérielles, morales et psychologiques de travail des personnels de l’éducation nationale se sont dégradées.
17 avril 2007 « Face à la menace d’un nouveau déclassement des Universités, de leurs formations et de leurs laboratoires, nous, présidents et anciens présidents d’université, faisons appel à Ségolène Royal, candidate socialiste, pour qu’elle engage résolument le pays dans la perspective d’un renouveau des Universités. Elle seule est capable d’incarner aujourd’hui l’espoir d’un changement de cap nécessaire » . Quatorze présidents ou anciens présidents d’université appellent à voter Ségolène Royal.
Pilier N°3 "Promouvoir l'éducation" >Extraits du pacte : «
17 élèves par classe en CP et CE1 dans les ZEP, soutien scolaire
gratuit pour tous, renforcement de la présence adulte dans les
établissements, mise en place d’un service public de la petite enfance
. »
Ségolène Royal a depuis le début de sa campagne fait de l'éducation le coeur du projet présidentiel« Tout se tient : emploi, sécurités, famille, école. Quand un maillon vient à manquer, c’est toute la chaîne qui est fragilisée. » Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006 « La gauche est seule capable de remettre l’éducation au cœur de tout, de remettre l’école d’aplomb, de remettre de la culture partout, sur tout le territoire, de donner à chaque enfant le droit à la culture et à une ambition scolaire ainsi qu’à la récompense de l’effort. » Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006
Remontée des débats participatifs L’école n’apparaît plus comme un lieu sacralisé, les élèves semblent perdre, peu à peu, leurs repères. Pourtant, l’école joue un rôle essentiel en tant que lieu de socialisation. C’est le lieu où doit s’apprendre le respect des règles du bien vivre en société. Les élèves et les citoyens en puissance qui doivent être formés. Les ZEP ont été beaucoup débattues. L’individualisation du parcours scolaire, le soutien personnalisé aux devoirs permettraient de remédier à l’échec scolaire. La création de classes à « géométrie variable » avec un maximum de 25 élèves par classe a été régulièrement évoquée. La formation des enseignants est également abordée. Repenser totalement l’IUFM, encourager la formation continue, telles sont quelques unes des suggestions concrètes des internautes. Sur la carte scolaire, certains pensent qu’une utilisation différente permettrait de résoudre certains problèmes, d’autres citent à plusieurs reprises l’exemple de la ville de Tours, qui a réintégré dans le centre ville les ZEP afin de favoriser la mixité sociale. La nécessité d’un lien très fort entre l’école et les parents est soulignée pour réinstaurer la confiance réciproque. La multiplication des rencontres entre les parents et les professeurs est souhaitée tant la responsabilisation des parents est perçue comme un levier essentiel. Se dégage le sentiment que le temps de la réforme est arrivé. Que l’école revienne aux fondamentaux ou qu’elle s’engage résolument dans la modernité, la réforme paraît essentielle pour réduire les inégalités sociales, pour permettre à tous les enfants de trouver leur place dans la société. Enjeux Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir la promesse républicaine d’égalité scolaire. Propositions
Reconnaître la mission fondamentale des enseignants : Organiser des Etats généraux des enseignants sur le mode participatif, pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire. S’attaquer à l’échec scolaire à la racine. Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans. Assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle. Réaliser la promesse républicaine d’égalité scolaire. Organiser le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs. Limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25% de plus que la dotation ordinaire. Réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire. Renforcer la présence adulte dans les établissements y compris, lorsque ce sera nécessaire, par la présence d’un deuxième adulte dans les classes. Epauler les parents en difficulté. Créer des emplois-parents, la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour les aider à conforter leur autorité. Implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus. L’excellence scolaire ne doit pas être réservée aux établissements de centre-ville.
Donner à notre Université les moyens de l’excellence : Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence. En 5 ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national. Associer les régions à la remise à niveau des universités (bâtiments, logements étudiants…). Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active. Engager le chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale. Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.
La culture, levier de la réussite scolaire : Soutenir la création et l’emploi culturels. Inscrire l’éducation artistique et la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l’université. A cette fin, sera mis en oeuvre un plan national, avec les Régions, d’aménagement d’équipements culturels dans les universités et les lycées (salles de répétition et de spectacles, ateliers-studios, tables de montage, etc.). Les intermittents du spectacle et les élèves des écoles supérieures spécialisées pourront participer à ce mouvement en résidence d’artistes.
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