NANTERRE, 3 juin 2007 (AFP)
Face à son adversaire UMP Christian Dupuy, battu
de justesse en 2002, et une socialiste offensive, Marie-Laure Meyer, Jacqueline
Fraysse, députée communiste sortante de Nanterre-Suresnes (Hauts-de-Seine),
n'est pas assurée de garder son siège après les législatives.
Comme le
rappelle M. Dupuy, maire de Suresnes depuis 1983, "depuis le début de la Ve
République, cette circonscription a toujours été communiste, sauf entre 1988 et
1997".
L'élu UMP, déjà député local de 1993 à 1997, se sent pousser des
ailes, au vu de son score de 2002 (49,24%, contre 50,76% pour Mme Fraysse) et
"compte tenu du facteur d'entraînement Nicolas Sarkozy".
"Il y a cinq ans,
j'avais fait campagne sans y croire. Cette fois-ci, on devrait y arriver",
estime-t-il.
Lorgnant également sur le basculement possible, Marie-Laure
Meyer pense que "la circonscription est gagnable au deuxième tour" pour le PS
qu'elle représente, "mais le grand pari est de savoir qui sera au second tour:
si c'est Jacqueline Fraysse, elle aura un mal fou à gagner".
"Sur la
circonscription, Ségolène Royal a fait 55%" le 6 mai. "Je pense que je suis la
seule à pouvoir réunir ces 55% au second tour" des législatives, affirme cette
conseillère régionale d'Ile-de-France, deuxième adjointe au maire de Nanterre
Patrick Jarry (PCF).
Soutenue par le MRC et le PRG, et ces derniers jours par
quelques figures du PS - Harlem Désir, Jean Glavany et Jean-Paul Huchon -, Mme
Meyer pointe "l'usure" de Jacqueline Fraysse, "parlementaire locale depuis
trente ans" ayant fini par provoquer une "lassitude" dans l'électorat.
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