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4 notes de la catégorie "Formation"

Les régions d'outre-mer : le défi de la différence

Depuis le débu de la semaine, je représnte lal rgion Ile-de-France en Guadeloupe, pour la séance trimestrielle du Conseil National pour la Formation Professionnelle tout au long de la Vie, qui réunit l'Etat, les partenaires sociaux et les Conseils régionaux, puis pour la 4e Université de la Formation professionnelle des régions d'outre-mer, l'UROM 2007 (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion, bientôt Mayotte)

Les enjeux auxquels doient faire face les régions d'outre-mer sont doubles :

  • enjeux communs à tous les territoires où le taux de chômage longue durée est élevé, les publics à bas niveau de qualification voire illettrés nomrbeux, les potentiels éocnomiques inadaptés.
  • enejux particuliers par leur situation géographique mais aussi parce que les liens historiques avec la métropole ont relévé jusque là plus d'un fonctionnement colonial que d'un véritable partenariat républicain.

Il est frappant de constater, au fur et à mesure des échanges, combien la régionalisation a permis aux populations de ces régions de prendre leur destin en main et de construire des élites politiques très différtentes des pseudo-gouverneurs que générait le système antérieur.

Il est tout aussi évident que, au delà de l'effort massif entrepris pour créer des outils de formation adaptés, il fatu assurer un développement économique diversifé qui évite le départ de tous ceux qui sont formés, rendant encore plus difficile la vie quotidienne de ceux qui restent.

Comment construire alors des partenairats inter-régionaux - l'Ile-de-France est considérée comme la 5e île, au vu de l'importance de sa communauté domienne - susceptible de développer les échanges et de favoriser un développement économique local autonome ?

Un vrai pari sur l'avenir pour faire de notre pays un territoire qui respecte les différences.

Formation professionnelle : un investissement régional prioritaire

Intervention faite au nom du groupe des élus socialistes sur le projet de Schéma régional de la formation tout au long de la vie qui a été adopté à la quasi unanimité,y compris l'amendement PS sur l'augmentation des places de formations qualifiantes pour les demandeurs d'emploi.

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
L’Ile-de-France, à l’instar de toutes les autres grandes métropoles mondiales, est confrontée à une triple évolution qui met en jeu notre capacité à apporter des réponses nouvelles aux politiques de formation conduites jusqu’ici.
Cette triple évolution, c’est l’accroissement de la compétition économique mondiale, pour y faire face, l’utilisation de plus en plus intensive, de l’innovation scientifique et technologique par nos entreprises et, en parallèle, la pression à la rentabilité court terme des investisseurs financiers. Dès lors, les besoins de notre économie en main d’œuvre hautement qualifiée, réactive, certains diraient « adaptable », à ces mutations, s’en trouvent augmentés, la mobilité des capitaux s’accompagnant d’une pression forte à la mobilité de la main d’œuvre, en particulier en termes de compétences.
Quelque soit le secteur d’activité ou la filière considérée, toute impression d’accalmie ou de relative stabilité sur le front de l’emploi semble devenir de plus en plus illusoire. Ce phénomène peut aisément être rapproché des évolutions des exigences actionnariales, imposant aux entreprises non plus des résultats à trois ans mais des résultats à trois mois, sans compter l’absence de politique économique nationale sur la pérennité de certaines filières, je pense en particulier à l’automobile.
Sous peine de se voir distancée par ses principales concurrentes européennes, asiatiques et américaines, l’Ile-de-France est donc obligée d’affronter ces défis en accroissant significativement son effort de formation, en particulier de formation professionnelle.

Lire la suite "Formation professionnelle : un investissement régional prioritaire" »

Schéma régional des formations : un dossier passionnant en débat à la prochaine séance

La formation tout au long de la vie est probablement un des enjeux les plus importants des sociétés développées, dans une environnement économique qui évolue rapidement et où il devient nécessaire de pouvoir augmenter et faire évoluer ses compétences tout au long de sa vie professionnelle.
Deux philosophies politiques s'affrontent : l'une qui considère que chacun est responsable de sa formation et doit s'adapter au marché, l'autre qui veut assurer une régulation pour renforcer la formation de ceux qui en ont le moins et favoriser la sécurisation des parcours professionnels et l'égalité des chances.
Comme dans toutes les régions, les services et les élus de la région Ile-de-France ont travaillé à la formalisation d'un schéma régional des formations qui permettent de structurer les politiques publiques dans ce domaine et de construire une véritable stratégie.
Sommaire_schema_formation Cette délibération très conséquente dont  vous trouverez le sommaire ci-contre fera l'objet d'un débat pour adoption le mercredi 27 juin.
Vous pouvez télécharger le document et, si vous avez des observations, n'hésitez pas à me les transmettre, je rapporterai au nom du groupe socialiste.

Téléchargement Schema_regional_formation.pdf

Mobilisation professionnelle pour les jeunes sans qualification : 10 ans de travail en Ile-de-France

Dépêche n°76826 de l'AEF, l'agence de presse de l'éducaiton et de la formation
Paris, Jeudi 22 mars 2007, 09:51:32
Valérie Grasset-Morel
Le Conseil régional d'Île-de-France fête le dixième anniversaire des pôles de mobilisation professionnelle

Le Conseil régional d'Île-de-France fête les dix ans de ses pôles de mobilisation professionnelle créés pour aider à l'insertion des jeunes âgés de 16 à 25 ans les plus éloignés de l'emploi. Aujourd'hui au nombre de 30, les pôles de mobilisation professionnelle franciliens ont permis, en dix ans, de faire accéder à la formation ou à l'emploi, dans les deux mois suivant la sortie du dispositif, 45 000 jeunes (demandeurs d'emploi, handicapés, jeunes sortis du système scolaire depuis plus d'un an) orientés préalablement par le réseau des missions locales, soit "un taux de sortie positive de 45%". En 2005, ce taux a atteint 62%. Pour l'année 2007, le Conseil régional ouvre 7 000 places de formation dans ce cadre.

Les pôles de mobilisation professionnelle ont pour mission d'accompagner les stagiaires dans l'élaboration de leur projet professionnel en les familiarisant avec le monde de l'entreprise et en travaillant avec certains jeunes sur le réapprentissage des savoirs de base. Au terme du parcours au sein du pôle de mobilisation, le stagiaire doit pouvoir accéder à une formation qualifiante ou préqualifiante, ou trouver un emploi.

INDIVIDUALISATION DES PARCOURS

Les prestations délivrées par les pôles reposent sur l'individualisation des parcours de formation et la prise en compte des difficultés personnelles des jeunes. La durée des parcours est au maximum de 600 heures en centre et 300 heures en entreprise. Les actions de formation des pôles de mobilisation professionnelle peuvent s'articuler avec d'autres dispositifs régionaux afin de répondre au mieux aux besoins des stagiaires, notamment avec les EDI (Espaces dynamique insertion) permettant de reprendre confiance en soi, de résoudre des difficultés sociales et de se familiariser avec un métier, les plates-formes linguistiques pour les publics non francophones, les APP (ateliers de pédagogie personnalisée) qui offrent des remises à niveau des compétences de base pour des jeunes engagés dans un projet professionnel, les chantiers-écoles, les parcours d'orientation professionnelle, les Écoles de la deuxième chance, et le programme régional d'accès à la qualification.

À cet égard, Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Île-de-France a remis, mercredi 21 mars 2007, avec le recteur de l'académie de Paris, Maurice Quenet, leur CFG (certificat de formation générale) à 78 jeunes de l'académie de Paris. En 2006, 320 candidatures au CFG, le premier diplôme de formation générale délivré par l'Éducation nationale, ont été financées par la Région, à des stagiaires issus des pôles de mobilisation professionnelle, des formations linguistiques et des pôles d'accès à la qualification.

"LE DROIT À LA RÉUSSITE" ET "LE DROIT À L'ÉCHEC"

"Derrière le sujet de la mobilisation professionnelle, il y a des jeunes généralement sortis du système scolaire sans qualification, qui font face à des difficultés sociales et familiales importantes, qui ont l'impression que la société ne veut pas d'eux et ne les accepte pas", déclare en ouverture de la journée, Marie-Laure Meyer, conseillère régionale (socialiste) d'Île-de-France, adjointe au maire de Nanterre. "Le premier principe qui fonde la politique de la Région est le droit à la réussite de tous. Le deuxième principe est le refus des discriminations et des déterminations quelles qu'elles soient (sexe, âge, couleur de peau, poids...)." Le troisième principe qui gouverne l'action de la Région est "le droit à l'échec". "L'échec n'est pas une condamnation: on doit avoir le droit d'être aidé si on échoue."

Le quatrième principe qui sous-tend l'action de la Région est celui de "la formation tout au long de la vie qui a été initiée en 2002 par la loi de modernisation sociale créant la VAE (validation des acquis de l'expérience), même si la sécurisation des parcours reste un but à atteindre", ajoute Marie-Laure Meyer qui, par ailleurs, co-préside avec Olivier Gourlé, secrétaire confédéral de la CFTC, le groupe de travail sur la sécurisation des parcours professionnels créé au sein du CNFPTLV (Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie), et dont le rapporteur est Bernard Legendre, directeur adjoint de l'ACFCI (Association des chambres françaises de commerce et d'industrie) en charge de l'emploi et de la formation (L'AEF du 2/02/2007, 74618).

SÉCURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS

"Nous avons démarré les travaux du groupe de travail par une réflexion sur les différentes étapes de la vie professionnelle", précise à L'AEF Marie-Laure Meyer: "L'accès au premier emploi, la promotion professionnelle, la rupture d'emploi et la fin de carrière professionnelle (la question des seniors)." Les membres du groupe "travaillent selon une logique de questionnement afin de faire remonter les expériences de terrain". "Nous souhaitons surtout éviter de partir des dispositifs", souligne l'élue régionale.

"Le mouvement de la territorialisation et irrépressible et incontournable" selon Marie-Laure Meyer. Elle doit s'appuyer sur les partenariats comme cela se fait dans les MEF (maisons de l'emploi et de la formation). "Nous avons besoin d'une territorialisation sur les questions d'information, d'orientation et de formation", souligne Marie-Laure Meyer qui est également présidente déléguée de la MEF de Nanterre (L'AEF du 4/07/2006, 66810). Elle défend en particulier l'idée de "lieux référents" pour les MEF, dans les villes préfectures".

L'ÉCHELON NATIONAL ET TERRITORIAL

D'autre part, il est indispensable de "clarifier ce qui relève du niveau territorial et du niveau national". Le seul sujet vraiment abouti en termes de répartition des compétences entre l'État et les Régions est "l'apprentissage dans le cadre de COM (contrats d'objectifs et de moyens en faveur du développement de l'apprentissage)", souligne l'élue. Sur d'autres sujets comme le CIVIS (contrat d'insertion dans la vie sociale), "l'État a créé des postes mais pas de locaux par exemple. Cela pose clairement la question de l'articulation entre les stratégies nationales, les moyens qui leur sont allouées avec leur mise en œuvre coordonnée sur les territoires."

Les dispositifs qui visent à développer des partenariats entre les acteurs sur les territoires posent la question "des moyens dont disposent ces acteurs - en particulier les partenaires sociaux - pour être représentés localement". On le constate avec les CCREFP (Comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle) qui ont du mal parfois à réunir tous leurs membres.

Marie-Laure Meyer précise qu'une "Conférence des financeurs" de la formation professionnelle est "en projet" en Île-de-France, à l'instar de ce qui s'est mis en place en Poitou-Charentes (L'AEF du 15/12/2006, 72742). Toutefois, la taille de la Région capitale constitue un problème spécifique à en prendre en compte dans la constitution d'une telle conférence. D'ores et déjà, des partenariats financiers se sont mis en place sur certains territoires. C'est le cas en particulier avec l'Assédic pour les formations sanitaires et sociales.

ACCÈS À L'INFORMATION

"Le travail sur la mobilisation professionnelle est un travail de réseau", précise l'élue. Plusieurs acteurs ont pu en témoigner, comme le GRETA Turbigo représenté par Chantal Galtier, formatrice, qui intervient au sein de la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette, dans le cadre des pôles de mobilisation professionnelle de la Région. "L'un de nos objectifs est de permettre aux jeunes que nous accueillons (5 000 depuis le lancement de l'opération en 2001) d'accéder à l'information et à tous les départements de la Cité des sciences, quel que soit leur niveau de formation et de maîtrise du langage."

Un kit pédagogique et un emploi du temps sont remis aux jeunes à l'entrée en stage, "pour leur permettre de se repérer dans l'espace et dans le temps". Les jeunes sont amenés à découvrir la Cité des métiers, mais également la Cité des sciences et la Cité de la santé pour acquérir une méthode de documentation et d'utilisation des outils multimédia. "Une situation d'échange informel entre les formateurs et les jeunes permet de créer un lien nouveau avec le stagiaire et de repérer certains freins ou certains handicaps dont il peut souffrir sans l'exprimer", précise Chantal Galtier. "En visitant la Cité de la santé, un jeune peut par exemple confier qu'il a une maladie orpheline ou une maladie du sang qui explique ses difficultés ou ses problèmes de comportement alors qu'il ne l'avait jamais dit à ses formateurs dans un cadre plus formel."

Ce travail de socialisation et de mobilisation de jeunes en difficulté au sein d'un établissement culturel "peut paraître évident". "Mais 5 000 jeunes, c'est à la fois beaucoup et très peu. Il est essentiel que la Région et d'autres partenaires soutiennent ce dispositif", relève Olivier Las Vergnas, directeur de la Cité des métiers.

PROFESSIONNALISATION PAR LE NET

Le partenariat centré autour du jeune en situation d'insertion est également au cœur du projet européen Equal "Pronet (professionnalisation par le net)" qui permet de faire bénéficier aux jeunes en insertion, passant par le pôle de mobilisation professionnelle de l'Est parisien, d'un accompagnement basé sur les nouvelles technologies. "L'objectif est d'utiliser les possibilités offertes par le réseau informatique pour relier les jeunes et les personnes qui les accompagnent sur les pôles de mobilisation", explique Jérôme Spick du CNA CEFAG (centre de formation multimédia).

Le projet vise aussi à impliquer activement les jeunes dans la gestion et la capitalisation de leur parcours. Le jeune est "partie prenante du partenariat" entre la mission locale et le formateur sur la mise en œuvre de ce projet. Il a accès à un "livret individuel en ligne" qui permet aux jeunes de préciser son projet professionnel, ses intérêts et ses motivations. L'application permet également au formateur de visualiser le parcours du jeune. Dans une "boîte à outils", le formateur peut également aider le stagiaire dans la construction de son projet professionnel. C'est une "base de dialogue" pour les deux partenaires.