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38 notes de la catégorie "Démocratie"

Pas de délit à vouloir être régularisé

Il y a une indécence totale à interpeler quelqu'un qui se présente en préfecture pour remplir un dossier ou déposer des documents de demande de régularisation.
Pourtant, cette pratique est de plus en plus répandue à la préfecture des Hauts-de-Seine et renvoie encore un peu plus des familles entières dans la clandestinité, la précarité, l'illégalité et la peur alors même qu'elles ne demandent qu'un chose : pouvoir prouver qu'elles aient leurs impôts, s'occupent de leurs enfants ne commettent aucune délit à part celui d'essayer de vivre en règle.
La Cour d'appel  de Versailles a rendu une ordonnance très claire Téléchargement ordonnance_21_03_08.pdf qui rend illégale toute interpellation d'une personne se présentant spontanément à la préfecture
Un certain nombre d'organisations et d'élus dont vous trouverez les noms ci-dessous ont écrit une lettre au préfet, à l'initiative du réseau Education sans Frontières et de la Ligue des Droits de l'Homme, pour demander que soient respectées les démarches de ceux qui veulent prouver leur bonne foi et leur envie de vivre chez nous et que notre préfecture, qui, grâce à vigipirate, ressemble à un bunker, ne devienne pas l'antichambre de l'expulsion mais, contraire, le lieu d'accueil et d'assistance à  tous ceux qui veullent respecter la loi.

Non aux arrestations au guichet !

Monsieur le Préfet,
Depuis le début du mois, des étrangers sans papiers se voient arrêtés en Préfecture de Nanterre alors même qu'ils viennent tenter d'obtenir de vos services la régularisation de leur situation. Plusieurs ont été expulsés sans même passer en jugement.
Ces arrestations se sont souvent produites alors que les intéressés apportaient les promesses d'embauche et autres documents susceptibles, croyaient-ils, d'assurer leur régularisation.
Nous protestons énergiquement contre ces pratiques et vous demandons solennellement d'y mettre fin.
Sauf à considérer que toute personne en situation irrégulière a vocation à être expulsée, vous conviendrez qu'il n'est ni souhaitable ni réaliste de laisser les Préfectures devenir des lieux dangereux pour les sans papiers et qu'il doit être au moins possible aux intéressés de s'y rendre sans crainte et d'y exposer leur situation.
Le 28 mars 2008
Personnalités signataires :
Lysiane ALEZARD, Conseillère régionale IDF, conseillère municipale
Marie Hélène AMIABLE, Maire de Bagneux, Députée des Hauts de Seine
Francine BAVAY, Conseillère régionale IDF, Vice-présidente chargée du développement social, de l'économie sociale et solidaire, de la santé et du handicap
Jacques BOURGOIN, Maire de Gennevilliers, Conseiller général des Hauts de Seine
Pascal BUCHET, Maire de Fontenay, conseiller général des Hauts de Seine
Magali BUZELIN, conseillère municipale d’Antony
Michèle CANET, Conseillère générale des Hauts de Seine (Châtenay-Malabry), présidente du groupe socialiste au conseil général
Marie-Thérèse CHARRIER, conseillère municipale d’Antony
Françoise COLMEZ, conseillère municipale d’Antony
Fabien FEUILLADE, conseiller municipal d’Antony
Jacqueline FRAYSSE, Député des Hauts de Seine
Michèle FRITSCH, Conseillère générale des Hauts de Seine
Marie Claude GAREL, Conseillère générale des Hauts de Seine
Nadine GARCIA, Conseillère générale des Hauts de Seine
Vincent GAZEILLES, Conseiller général des Hauts de Seine
Brigitte GONTIER MAURIN, Sénatrice des Hauts de Seine
Martine GOURIET, Conseillère générale des Hauts de Seine
Jean-François HOMASSEL, conseiller municipal d’Antony
Guy JANVIER, Conseiller général des Hauts de Seine, Conseiller municipal de Vanves
Patrick JARRY, Maire de Nanterre, Conseiller général des Hauts de Seine
Patrice LECLERC, Conseiller général des Hauts de Seine
Pascale LE NEOUANNIC, Conseillère Régionale IDF, Conseillère municipale Antony
Marc LIPINSKI, Vice-Président du Conseil Régional d'Ile-de-France, chargé de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation scientifique et technique
Catherine MARGATE, Maire de Malakoff, Conseillère générale des Hauts de Seine
François MEUNIER, conseiller municipale d’Antony
Marie-Laure MEYER, conseillère régionale Ile De France
Roland MUZEAU, député des Hauts de Seine
Gérard PERREAU-BEZOUILLE, Premier Adjoint de Nanterre
Sébastien PIETRASANTA, Maire d’Asnières sur Seine, Conseiller régional IDF
Philippe SARRE, Maire de Colombes
Lucile SCHMID, Conseillère régionale Ile de France
Organisations signataires :
ASTI (Colombes, Issy les Moulineaux)
CIMADE Ile de France
CGT (union départementale 92)
CSP 92
FCPE 92
FSU 92
Les Verts 92
Ligue Communiste Révolutionnaire 92
Ligue des Droits de l’Homme (Antony, Asnières-Colombes,Châtenay-Malabry, Levallois, Nanterre, Montrouge-Bagneux)
MRAP Nanterre
Parti Communiste Français 92
Parti Socialiste 92
RESF 92
SDEN-CGT 92
SOLIDAIRES 92

Sécurisation des parcours professionnels : la contribution du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie

Le sentiment d'insécurité professionnelle s'accroit sous la pression de deux logiques très fortes :

  • le transfert du risque économique de l'actionnaire sur le salarié précaire qui fait qu'aujourd'hui que le risque d'investissement est mieux sécurisé que le risque de travail, voire les conditions de vie;
  • la demande de changement des consommateurs, entretenus par rapidité des changements technologiques, la publicité et cette mode du "tout tout de suite".

Le résultat de tout cela est qu'il y a de plus en plus de salariés précaires, qui ne sont payés que pour le temps de travail fait et non pour le risque encouru, qu'il s'agisse de pénibilité, d'horaires décalés ou de temps partiel subi. ces salariés précaires, en plus des conséquences sur leur situation familiale, leur situation de santé et leurs conditions de vie, encaissent de surcroit de plein fouet tous les aléas de conjoncture et repassent donc par la case chômage quand ils ne tombent pas dans la trappe à exclusion. Cette précarisation voire cette déqualification est d'autant plus importante que le niveau de formation initiale est faible ou que les compétences professionnelles ont été peu validées et développés dans l'emploi.
L'enjeu de la sécurisation des parcours professionnels est donc un sujet qui dépasse largement le seul champ de la formation professionnelle mais auquel cette dernière concoure car elle permet d'adapter les compétences professionnelles dans un environnement changeant, voire de passer d'une situation d'exclusion ou de précarité à une situation de plus grande stabilité.
Le Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie, qui réunit les représentants de l'Etat, des partenaires sociaux et des conseils régionaux et dans lequel je représente l'Ile-de-France, a mis en place un groupe de travail dont j'ai assuré la co-présidence avec la CFTC.

Téléchargement Securisation_des_parcours_professionnels_par_la_formation.pdf

Ce groupe de travail vient de rendre ses conclusions, adoptées à l'unanimité, que vous trouverez dans le diaporama ci-dessous Téléchargement Contribution_du_CN_a_la_SPP.pdf et s'est appuyé pour ce faire sur un recensement d'expériences dans toute la France
Téléchargement rapport_final_SPP.pdf qui montre que, si la formation contribue bien à la sécurisation, les conditions dans lesquelles cette sécurisation se fait sont une véritable usine à gaz.
Il faut donc à la fois clarifier, coordonner et donner des droits non seulement par le travail (cotisations sociales) mais par la citoyenneté (droit à l'éducation) et par la situation (handicap, exclusion, etc.) et faire en sorte que ces droits puissent se cumuler au lieu de fonctionner en tuyau d'orgue.
Je vous ferai compte-rendu de la suite de ces débats qui vont se poursuivre dans 2 groupes de négociation auxquels je participe au titre de l'ARF : le Grenelle de l'insertion et le groupe de travail national sur al réforme de la formation professionnelle.

Analyse de la situation politique : les retours de bâton de l'histoire

L’identité de cet ancien député est communiquée en fin de billet, mais, pour le plaisir, le mieux est de ne pas tricher et de lire l’entretien avant. Le texte provient de l'excellent site Eglantine info
Eglantine : Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?
Le célèbre académicien et ancien député de Paris : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue...
Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là... Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Eglantine : Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?
LCAEADP : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier... On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent... Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.
Eglantine : Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?
 

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"Le despotisme est le gouvernement où le chef de l’État exécute arbitrairement les lois qu’il s’est données à lui-même, et où, par conséquent, il substitue sa volonté particulière à la volonté publique."

KANT (Emmanuel) - Philosophe allemand (1724-1804) - Source : De la paix perpétuelle
Le climat politique actuel est à la mesure de l'hystérie médiatique des épisodes précédents. Après l'extase mystique devant chaque déclaration intempestive du chef de l'Etat, la presse tourne maintenant à la caricature avec une férocité tout aussi remarquable que ses enthousiasmes précédents.
On peut y voir la faiblesse de notre système médiatique. On peut aussi se dire que ce qui est un talent pour un candidat - la capacité à surprendre, à occuper le terrain - peut très vite devenir un handicap majeur pour un président en exercice. car plus personne n'attend de lui qu'il surprenne, tout au contraire. Il a suscité des espérance dont ceux qui l'ont soutenu attendent maintenant les retours sur investissement. Et ces espérances se situent à un niveau de responsabilité qui suppose sérieux, rigueur, cohérence, dignité.
Toutes qualités très éloignées de l'agitation désordonnée car purement tactique à laquelle on assiste.
Il est tout aussi frappant de constater à quel point les leçons de l'histoire ne sont pas appropriées : reprenez toute la vie politique du président, vous constaterez qu'il a toujours été très brillant pour s'emparer du pouvoir, avec des prises de risque élevées, amis qu'il n'a jamais laissé aucune oeuvre originale destinée à améliorer la vie de ses concitoyens, ni à Neuilly, ni au conseil général des Hauts-de-Seine. Et que cette boulimie féroce de projets et de médiatisation est le boulet justement qui l'empêche d'être efficace : quand on est sur le pont, on n'est pas dans la soute et quand, par dessus le marché, ceux qui devraient être dans la soute, veulent aussi se faire admirer dans la presse et que toute la famille s'en mêle, cela donne une image lamentable de la fonction présidentielle : le premier consul disparait au profit d'un empereur discrédité par les querelles et les intérêts  de son clan
Le premier minsitre l'a bien compris qui, dans sa stratégie de besogneux, a au moins le respect d'essayer de faire avancer les dossiers de ceux qui l'ont élu en évitant de démolir la cohésion natioanle et le rôle de l'opposition.
Car, en démocratie, si on n'a pas d'opposition, on n'a plus non plus de majorité...

9-2 Le clan du président

Constanty Il y a des livres qui vous font vous sentir très naïf : la dernière enquête réalisée par 2 journalistes, Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou, sur le département des Hauts-de-Seine en fait partie.
Il est frappant de constater comment, à partir d'un clan d'hommes issus de la résistance - des héros - on assiste progressivement à une prise de pouvoir qui se rapproche plus de la mafia que de la démocratie : gros bras, affaires juteuses, liens familiaux, arrangements entre amis...
Les intérêts des habitants sont bien loin de ces montages immobiliers et de ces prises de pouvoir par tous les moyens.
Un tel livre pose plusieurs questions de fond :

  • une majorité de Français a-t-elle porté au pouvoir en 2007 un homme qui va décliner, à l'échelle de la présidence de la république, ce qui a été organisé pendant 60 ans dans le département des Hauts-de-Seine par Charles Pasqua puis Nicolas Sarkozy ?
  • comment les simples citoyens sont-ils capables de lutter efficacement contre ce type de pratiques claniques et cette alliance incestueuse entre pouvoir politique et intérêts économiques ?
  • pourquoi une telle enquête n'est-elle publiée qu'après l'élection présidentielle, quand une partie des informations qui y sont regroupées sont de notoriété publique de tous les élus locaux et les journalistes qui essaient de faire correctement leur boulot ?

Lisez ce livre, réfléchissez à cette enquête, à ce que les pratiques qui y sont décrites tout au long des soixante dernières années signifient sur l'indifférence voire la complicité passive d'un certain nombre d'électeurs qui y ont trouvé leur compte, au mépris d'une certaine éthique républicaine.
On dit souvent "l'exemple vient 'en haut". Dans une société libre et éduquée, ne serait-il pas temps de donner l'exemple d'en bas, en refusant d'être complice du clientélisme soit pas ses propres demandes ("je voterai pour vous si", refrain trop souvent entendu dans les permanences d'élus) soit par le fait de privilégier trop souvent la qualité de communicant des candidats à la vérification de leur intégrité   ?
Le bon fonctionnement de la démocratie demande un investissement de temps et d'énergie énorme, non pour critiquer mais pour construire des alternatives.
Vous qui vivez dans les Hauts-de-Seine, prenez le temps de vous mettre au courant car les hommes décrits dans ce livre ont moins de 60 ans et encore de belles années devant eux pour profiter du pouvoir... à nos dépens.

Société Générale : travailler trop, gagner beaucoup et perdre encore plus

Les déboires de la Société générale relèvent du fantasme de tout anticapitaliste acharné : voilà la pus grande banque française, dirigée par la crème de l'énarchie, ancien directeur de cabinet d'Alain Juppé et tout aussi droit dans ses bottes et enfermé dans ses certitudes, qui vacille sous les coups de boutoir d'un trader de 30 ans.
Malheureusement, l'histoire n'est pas révolutionnaire, elle est pathétique : un jeune homme qui voulait toucher une prime de fin d'année de 300 000€ a pris des risques 12 heures par jour en jouant sur un ordinateur, oubliant que ce qu'il manipulait ce n'était pas de l'argent, ce n'était pas son argent, c'était la vitalité économique de toute une entreprise voire de toutes les entreprises cotées en Bourse.
Ce petit jeune homme était salarié d'une grande banque qui n'a que peu de respect pour les règles du droit du travail : horaires déments, pas de vacances pendant 8 mois et qui a manifestement une carence dans son encadrement; les risques pris ont été contrôlés, mal contrôlées sans repérer les faux documents ce qui signifie qu'il n'y avait pas de contrôle croisé, contrairement à toutes les règles de sécurité comptable.
Le PDG énarque, dont la banque est déjà mise en examen pour une affaire louche dans les fausses factures du Sentier, a donné consigne de sauver les meubles en catastrophe, faisant ainsi passer l'ardoise virtuelle du joueur sur informatique à une ardoise réelle de 5 milliards d'euros, au risque de couler sa banque. Aujourd'hui, il clame à toute la presse que le petit jeune homme a agi seul, qu'il est un "terroriste" C'est vrai que c'est douloureux de se faire exploser un aussi confortable fauteuil.

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A quoi reconnait-on un dirigeant politique intelligent ?

En politique, le choix s'articule toujours sur au moins deux dimensions, le projet et la personne, souvent compliqué d'une troisième, la peur du changement.
Le projet fait en général l'objet de nombreux débats et de document qui, si on prend le temps de les lire, permettent assez aisément de situer les priorités. Par contre, la personne est beaucoup plus difficile à évaluer.
Dans les partis politiques, on dit souvent qu'on peut se tromper la première fois qu'on élit quelqu'un, pas la deuxième car l'exercice du pouvoir est un décapant redoutable des faux-semblants et des affectations.
Qu'attend-on d'un dirigeant politique intelligent ?
d'abord de ne pas croire qu'il détient tout seul les réponses à toutes les questions et donc d'être capable de s'entourer de gens au moins aussi brillants que lui, de respecter leurs compétences et de les mettre en synergie pour construire et faire vivre des politiques publiques de qualité.
Ensuite, un dirigeant politique intelligent s'appuie sur une concertation organisée par des collectifs indépendants de lui et avec lequel il se positionne en négociation, afin d'éviter les effets de cour et de flatterie qui lui laisseraient croire qu'il est génial alors qu'il est détesté.
Enfin, un dirigeant politique intelligent valorise ses alliés voire même ses adversaires car, au lieu de le diminuer, cela montre au contraire sa capacité de recul.
Les différentes constitutions d'équipes en cours, que ce soit au niveau gouvernemental ou dans les négociations municipales telles qu'on les constate, sont particulièrement décevantes sur 'l'intelligence de ceux qui prétendent nous diriger : trop inquiets de leur maîtrise du pouvoir pour accepter des gens qui ne soient pas totalement à leur botte, trop assurés de détenir la vérité absolue et la solution pour accepter la critique, trop infatués d'eux-mêmes pour valoriser autre chose que leurs ambitions, leurs projets, leurs égos.
Il n'y a pas de politique publique efficace, c'est-à-dire de règle commune qui permette à chacun de prendre des initiatives pour gérer sa vie personnelle dans un environnement sécurisé quand le pouvoir politique est entre les mains d'individus refusant tout contre-pouvoir organisé et rêvant de dominer au dessus des nuées.
car cela signifie que nous nous mettons volontairement sous la domination des caprices d'un idnividu et, qu'il soit président de la république ou maire peu importe, le droit d'un homme seul jamais ne peut s'imposer à tous les autres dans un pays libre.

Les leçons de l'histoire ne sont jamais retenues

"Athéniens, n'attribuez pas aux dieux les maux qui vous accablent; c'est l'œuvre de votre corruption : vous-mêmes avez mis la puissance dans la main de ceux qui vous oppriment.
Vos oppresseurs se sont avancés avec habileté comme des renards, et vous, vous n'êtes que des imprudents et des lâches : vous vous laissez séduire par la vaine éloquence et par les grâces du langage.
Jamais la raison ne vous guide dans les choses sérieuses."
Solon

Université Paris X-Nanterre : en quoi est-ce un progrès démocratique de bloquer le fonctionnement du CA ?

Ce matin se déroulait le CA de l'université Paris X-Nanterre, dans lequel je représente le Conseil régional d'Ile-de-France. Un cordon d'étudiants, pas tous membres de l'université, bloquait l'accès pour empêcher le CA de siéger au motif que, dans l'ordre du jour, il y avait le débat et le vote sur les statuts si vous ne l'avez pas encore fait, allez voir le texte sur le site de l'Assemblée Nationale, ou sur Agoravox pour uen version simplifiée).
Il est assez ahurissant de constater un tel blocage sans même une demande de prise de parole d'une délégation devant le CA. Le CA est principalement composé de représentants des personnels, des étudiants et des collectivités locales, en général plutôt favorables à aider les étudiants dans leurs négociaigtons avec l'Etat
J'ai pris le temps de discuter avec un certain nombre des jeunes qui bloquaient les différents accès : tous étaient d'accord pour dire que le principal problème n'était pas la loi Pécresse, loi sans grand contenu, mais bine les conditions de vie et d'étude des étudiants : coût et pénurie des logements, faiblesse des bourses, difficultés d'orientation et de visibilité des métiers et des entreprises qui recrutent, coût de la santé. Ils considèrent que le blocage facilite le dialogue avec les autres étudiants en les obligeant à une prise de conscience.

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Pourquoi le maire de Nanterre refuse-t-il de débattre de l'avenir de l'Ile-de-France ?

J'ai demandé à plusieurs reprises au maire de Nanterre que le conseil municipal de Nanterre puisse débattre et émettre un avis sur le projet de schéma d'aménagement de l'Ile-de-France dans les 10 années à venir :

  • avant le vote par l'assemblée régionale en mars dernier, pour que je puisse relayer des préoccupations locales -  pas d'inscription à l'ordre du jour
  • avant le début de l'enquête publique le 8 octobre, pour lancer le débat - pas d'inscription à l'ordre du jour
  • avant la fin de l'enquête publique le 8 décembre - pas d'inscription à l'ordre du jour

Relance lors du dernier conseil municipal le 23 par le président du groupe socialiste Patrice Marchal : réunion prévue... après la fin de l'enqupte publique. A croire que le maire de Nanterre a oublié que les Nanterriens attendent des financements de la région pour aménager, gares, tramways, bus, infrastructures, lycées, espaces verts puisqu'il ne veut même pas  n'a pas prendre le temps de le justifier...
Bilan de ces atermoiements pour le moins peu démocratiques : la lettre ci-jointe Téléchargement convocation_cm.pdf qui, conformément au code des collectivités locales, oblige le maire à réunir le conseil quand un tiers des élus le réclame.

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