La fête du sport doit être utile à la liberté d'expression
Le passage de la flamme olympique à Londres avant-hier, Paris hier, aujourd'hui San Francisco, montre à quel point les citoyens des pays qui ont la chance de bénéficier du droit à la liberté d'expression sont de plus en plus mal à l'aise à l'idée de voir les jeux olympiques, la fête du sport, déjà dévoyée par un hyper-business, se dérouler sur fond d'oppression, d'emprisonnement de journalistes, d'État chinois policier et totalitaire.
Le choix par le CIO de la Chine avait un sens dans la mesure où il permettait justement d'ouvrir ce pays au respect des droits fondamentaux et pas seulement au commerce international.
Force est de constater que le CIO n'est plus qu'une machine à faire du business, incapable de fixer des règles au pays hôte. Il est tout à l'honneur de tous ces sportifs, garrotés par la charte olympique qui leur interdit toute expression politique, d'essayer néanmoins d'exprimer leur volonté de paix, leur dégout d'être ainsi pris en otage par un pays totalitaire et un CIO sans éthique. Et il est insupportable, dans un pays démocratique, de voir que le passage de la flamme olympique n'est pas géré par le pays d'accueil mais par le service d'ordre chinois et que les policiers français sont ainsi mis aux ordres d'un service étranger : depuis quand la police se permet-elle d'arracher un drapeau quel qu'il soit dans notre pays ?
Il n'est plus maintenant question de boycott mais bien de trouver les moyens de contourner le barrage de la censure chinoise pour faire entendre et voir aux citoyens chinois qu'ils ne sont pas seuls dans le monde à se battre pour leur liberté d'expression.
Cela pose la question de trouver les moyens de faire figurer sur toutes les images qui seront prises ou retransmises lors du déroulement des jeux des slogans sur la liberté de la presse, le droit à la liberté de culte et au respect des différences culturelles. Reporters sans frontières a commencé le travail, comment l'amplifier ?



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