Remaniement : la mise sous tutelle de la Région Ile-de-France
Le remaniement ministériel actuel qui se caractérise par la valorisation de quelques gagnants, MM Chatel et Wauquiez,et le sauvetage d'une grande perdante, Mme Morano.
mais, au delà du jeu des personnes, il y a deux désignations qui alissent présager des manoeuvres bine plus compliquées sur le plan démocratique
- la désignation du M élections de l'UMP, M Marleix, au ministère de l'intérieur, comme secrétaire d'état chargé des collectivités locales, ce qui montre que, si les départements et les maires sotn passées à gauche, tout sera fait pour que l'appui et le contrôle des collectivités locales comme la réforme des circonscriptions législatives, demandées par le Conseil constitutionnel avant les dernières élections, permettent à la majorité actuelle de conserver le pouvoir;
- plus grave encore, la création d'un secrétariat d'état à la région capitale - pourquoi donc les 23 autres régions n'y ont elles pas droit ? - qui montre combien le président de la république et ses proches sont incapables d'accepter le résultat des urnes, qui leur a fait perdre la Région et Paris mais aussi, depuis 2004, la Seine-et-marne et le Val d'Oise.
Cette mise sous tutelle est proprement scandaleuse sur le plan constitutionnel :la tutelle des collectivités territoriales telle qu'elle a été définie par les lois de décentralisation, est une tutelle exercée par le préfet - préfet de région ou préfet de département - et surtout, c'est une tutelle a postériori.
Toute tutelle a priori, qui viserait à imposer une décision de
l'Etat à une collectivité territoriale sur ses champs de compétence est
illégale et anticonstitutionelle.
Et, si j'étais le préfet de région, je prendrai très mal cette nomination d'un super-préfet pour me chapeauter.
En
tant que francilienne, je le prends très mal aussi : le projet mis en
oeuvre par le conseil régional est celui qui a gagné dans les urnes, il
a vocation à être mis en débat dans deux ans et, jusqu'à présent,
toutes les élections confirment la crédibilité croissante de sa
majorité dans la région.
Ne vous y trompez pas : il y là une volonté
de gagner non pas à loyale, sur un projet, mais par des voies
détournées. Et cela ce n'est pas seulement une erreur démocratique,
c'est un abus de pouvoir.


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