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« décembre 2007 | Accueil | février 2008 »

mercredi 30 jan 2008

L’avenir de la Formation professionnelle en France : intervention de la sénatrice socialiste du Rhône

Intervention de Mme Christiane DEMONTES
Madame la Présidente,
Monsieur le Ministre
Chers collègues,
Quelques jours après avoir débattu d’un texte sur la fusion entre l’ANPE et les ASSEDICS quelques jours après que les partenaires sociaux aient conclu de difficiles négociations sur la modernisation du marché du travail et des contrats de travail, quelques jours après que le gouvernement ait effectué une déclaration au sujet du Grenelle de l’insertion et que le Président de la République ait annoncé l’examen d’un prochain  texte portant sur la formation professionnelle enfin, quelques mois après la remise du rapport de la mission d’information commune sur les dispositifs de ce secteur que présidait notre collègue Jean-Claude CARLE, nous débattons de cette question essentielle qu’est l’avenir de la formation professionnelle.
Ceci est heureux et indispensable. Certes nous aurions préféré que ces débats et projets législatifs multiples, parfois inscrits dans l’urgence alors que rien ne le justifie réellement, soient plus et mieux associés. De la sorte, l’action gouvernementale aurait certainement gagné en cohésion et les multiples acteurs institutionnels, associatifs… en lisibilité.
« Savoir pour prévoir, afin de pouvoir » disait Auguste COMTE. La mise en perspective de la formation au savoir, en l’occurrence professionnelle, est donc d’importance.
Il n’est que de considérer que chaque année, 20% d’une génération, soit plus de 150 000 personnes quittent le système scolaire sans qualification suffisante pour intégrer dans de bonnes conditions la vie active pour s’en persuader. Les jeunes sont inégaux devant cette situation qui frappe particulièrement ceux qui vivent dans les quartiers populaires et connaissent un taux de chômage voisin de 40%, soit quatre à cinq fois celui de la moyenne nationale.
Dans une société de la connaissance, où les technologies évoluent très rapidement et conditionnent l’exercice professionnel, l’accès au savoir et à la compétence est une donnée essentielle. Débattre de la formation professionnelle renvoie ainsi à deux dimensions :
La première collective liée à notre actualité et à notre avenir économique et social et la seconde individuelle, qui conditionne la possibilité pour chacun de progresser, de s’accomplir, de trouver sa place dans la société et de contribuer à son amélioration. Ces deux dimensions sont liées et influent de manière importante sur notre pacte social et sur notre pacte républicain. Débattre de la formation professionnelle renvoie aussi aux enjeux financiers que représentent les 30 milliards annuels qui y sont consacrés, mais aussi à ceux inhérents à une responsabilité que partagent état, régions, départements et partenaires sociaux.
J’ai participé aux travaux de la mission d’information commune sur les dispositifs de formation professionnelle que présidait notre collègue CARLE. Parce que ce rapport dresse un état des lieux exhaustif et émet un certain nombre de propositions, j’en reprendrai donc certains éléments.
Téléchargement senat_rapport_carle.pdf Téléchargement senat_rapport_carle_annexes.pdf
Notre système de formation professionnelle est composé d’une multitude de dispositifs. Il couvre un large spectre allant de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire à la formation continue des salariés, en passant par l’apprentissage, la formation des demandeurs d’emploi ou la validation des acquis de l’expérience. Il est à la fois complexe et cloisonné.
Au-delà de cet inventaire global, force est de constater
-    Que permettre à l’éducation Nationale de qualifier tous les élèves est un préalable.
-    Que la formation ne va pas à ceux qui en ont le plus besoin (plus on sort diplômé de la formation initiale, plus on utilise la formation continue),
-    Que la formation est considérée par les financeurs (particulièrement les entreprises) comme une dépense et non comme un investissement,
-    Que la question de la gouvernance et du pilotage est essentielle.

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lundi 28 jan 2008

Société Générale : travailler trop, gagner beaucoup et perdre encore plus

Les déboires de la Société générale relèvent du fantasme de tout anticapitaliste acharné : voilà la pus grande banque française, dirigée par la crème de l'énarchie, ancien directeur de cabinet d'Alain Juppé et tout aussi droit dans ses bottes et enfermé dans ses certitudes, qui vacille sous les coups de boutoir d'un trader de 30 ans.
Malheureusement, l'histoire n'est pas révolutionnaire, elle est pathétique : un jeune homme qui voulait toucher une prime de fin d'année de 300 000€ a pris des risques 12 heures par jour en jouant sur un ordinateur, oubliant que ce qu'il manipulait ce n'était pas de l'argent, ce n'était pas son argent, c'était la vitalité économique de toute une entreprise voire de toutes les entreprises cotées en Bourse.
Ce petit jeune homme était salarié d'une grande banque qui n'a que peu de respect pour les règles du droit du travail : horaires déments, pas de vacances pendant 8 mois et qui a manifestement une carence dans son encadrement; les risques pris ont été contrôlés, mal contrôlées sans repérer les faux documents ce qui signifie qu'il n'y avait pas de contrôle croisé, contrairement à toutes les règles de sécurité comptable.
Le PDG énarque, dont la banque est déjà mise en examen pour une affaire louche dans les fausses factures du Sentier, a donné consigne de sauver les meubles en catastrophe, faisant ainsi passer l'ardoise virtuelle du joueur sur informatique à une ardoise réelle de 5 milliards d'euros, au risque de couler sa banque. Aujourd'hui, il clame à toute la presse que le petit jeune homme a agi seul, qu'il est un "terroriste" C'est vrai que c'est douloureux de se faire exploser un aussi confortable fauteuil.

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mercredi 23 jan 2008

Lycées professionnels et technologiques : accès à l'emploi en Ile-de-France

Le Conseil régional d'Ile-de-France vient de rendre publique une étude sur les débouchés professionnels des lycéens formés par l'Education nationale sortant de formations technologiques ou professionnelles dans notre région (57 600 interrogés, 37 800 réponses à l'enquête).
Le résultat global
Il est proche de celui des autres régions pour ceux qui ont obtenu un diplômé : 50% d'entre eux sont en emploi 6 mois après l'obtention de leur diplôme, dont 44%en CDI, ce qui est plus élevé que dans le reste de la France (38%).
Le résultat par niveau de formation
Plus le niveau de formation est élevé, plus le taux d'insertion dans l'emploi après 6 mois est bon : 43% pour les CAP-BEP, 60% pour les bacs technologiques ou professionnels, 70% pour les BTS.
A niveau de formation égal, le fait d'avoir ou non le diplôme augmente de 10 points la possibilité d'avoir un emploi
Par contre, ceux qui sortent en fin de 1ère année de CAP ou de BEP sont en situation très difficile en Ile-de-France : 20% d'entre eux seulement trouvent un emploi.
Les résultats par spécialité professionnelle
Ils sont très contrastés selon les secteurs et selon les niveaux. Par exemple, en secrétariat-bureautique, la sortie à l'emploi est très faible après un CAP-BEP, elle est élevée au niveau BTS.
5 spécialités dans les services et 2 dans la production ont de très bons résultats : dans les services, la santé, l'hôtellerie et le tourisme, le travail social, l'informatique et la banque et assurance; dans la production les technologies de commande et le génie civil.
Par contre les résultats des filières nettoyage ou sanitaires et sociales, les finitions du bâtiment, l'habillement sont bas car elles forment beaucoup de CAP-BEP alors que cela ne correspond pas au marché de l'emploi (ce qui n'est pas le cas en coiffure/esthétique ou les mêmes niveaux de diplômes  ont un taux d'emploi à 6 mois de 50%).
Les résultats de cette étude montrent très clairement que le problème de l'accès à l'emploi est d'abord un niveau de formation supérieur au BAc dans la plupart des spécialités et que les filières qui s'en sortent le mieux sont celles qui permettent de poursuivre ses études au delà du niveau V (BEP-CAP).
Pour mémoire le taux moyen d'accès à l'emploi dans les mêmes formations par l'apprentissage est de 80% mais avec une triple sélection, sélection à l'entrée en formation, sélection pour trouver le contrat de travail, et sélection par les rythmes alternés études/travail (tous les jeunes n'y arrivent pas).  Il est évident que plus la formation du jeune est liée au fait de trouver une entreprise disposée à le prendre en stage ou en contrat en alternance, plus la possibilité de sortir en emploi est forte.
Par contre, pour pouvoir déboucher sur un niveau supérieur au bac (niveau IV), il faut d'abord obtenir uen formation de niveau V et il est donc indispensable de convaincre les employeurs de prendre en stages ou en contrats en alternance ces jeunes là pour leur permettre de réussir et donc d'avoir envie de poursuivre car sinon, ils seront laissés en échec complet.
La suppression des BEP et leur transformation en Bac pro en 4 ans, décidée par le gouvernement risque donc d'augmenter le nombre de jeunes sortis sans diplômes après 1 ou deux années.
Cette stratégie, qui aligne la formation professionnelle sur les besoins de recrutement, fait l'impasse sur le fait qu'entre 16 et 25 ans on a souvent besoin de faire plusieurs expériences avant de s'engager vraiment. Et, si ces expériences sont des échecs et non des étapes validées, la déqualification devient très difficile à récupérer ensuite car un lycéen en échec et qui sort sans validation après 10 à 13 ans de cours est trop souvent un jeune en colère ou en déshérence..

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mardi 22 jan 2008

Discours de François Hollande aux militants socialistes le 20 janvier 2008

La citoyenneté, c'est aussi de prendre le temps de comprendre la pensée de l'autre dans un format un peu plus long que 3 phrases au journal de 20h. Ne vous contentez pas des journalistes pour juger...

Chers Amis, Chers Camarades,
Il m’arrive de dire -dans des moments de grande confidence- que j’aime le Parti socialiste. Parfois, je me dis que c’est un acte de foi, en tout cas un acte d’engagement. Mais, ce matin, à écouter les rapports, à entendre les interventions, à vous voir ici, militants, responsables du Parti socialiste, je me dis que lorsque le Parti socialiste réfléchit, débat, cherche, propose et rassemble tous les socialistes, oui, j’aime de parti-là.
Lorsqu’au lendemain d’une défaite honorable, mais cruelle, nous avons –vaille que vaille- décidé d’engager un processus qui pouvait permettre à notre parti de redresser la tête –au sens des idées, de retrouver des formes de délibérations collectives et de préparer de la meilleure des façons notre congrès, il y avait du scepticisme, il y avait des doutes, des interrogations. Tout cela conduira-t-il à la clarification espérée ? Y aura-t-il, pour notre parti, des avancées –en termes de concepts, d’idées, de propositions, d’approches- tirées de toutes ces discussions souvent menées d’en haut ? Serons-nous capables de relever les trois défis qui nous ont été posés lors des scrutins du printemps dernier : quel est notre rapport à la Nation, quelle est la place du marché, quel est le rapport entre individu et société ?
Nous sommes partis avec un premier forum sur la Nation en Avignon, nous avons poursuivi –à la Villette- sur la question du marché et, enfin, ici à la mutualité, nous achevons le cycle avec l’individu, la solidarité.
Je me suis rappelé d’une phrase d’un Français qui n’avait pas eu le temps de devenir socialiste, mais qui était un grand auteur : je veux parler de Pierre Corneille. Et Pierre Corneille, qui s’en doute déjà pensait à nous à ce moment-là de notre histoire, donnant notre parole au Cid, disait : « Nous partîmes 500… » c’était à peu près le chiffre en Avignon  « mais, par un prompt renfort, nous nous vîmes 3000… » c’est ce que nous sommes aujourd’hui « en arrivant au Port ». Il ajoutait (et j’avais finalement oublié la suite) : « Tant à nous voir marcher avec un tel visage, les plus épouvantés reprenaient courage ». Vous avez du courage et les « épouvantés » sont nos adversaires.
Il nous faudra poursuivre ce mouvement de rénovation ; et d’abord faire en sorte qu’il puisse y avoir une synthèse de nos travaux, au sens d’une agrégation de toutes nos convergences –nombreuses- mais aussi une identification de nos divergences, de nos distinctions d’approches ou de conclusions. Des débats qu’il nous faut encore poursuivre. Il faudra donc une commission de la rénovation, dont une part du travail sera de faire cette agrégation.
Cette commission aura aussi, avant notre congrès, à évoquer, à reprendre tout ce qui est dit, annoncé, proposé, sur les questions de statut du Parti socialiste, de mode d’adhésion au PS et de mode de désignation, de respect des règles dans le PS, pour nous permettre d’être ensemble. On ne peut pas vouloir parler au nom de la société, affirmer des règles, des normes, des valeurs, des principes, des exigences et ne pas se les appliquer au sein même de notre organisation. Et si, déjà, nous appliquions les principes de la République : la Liberté, elle est acquise ; l’Egalité, il faudra faire un effort ; quant à la Fraternité, nous n’en aurons jamais assez et nous devrons donner à tous ceux qui nous regardent, qui espèrent ou qui n’espèrent plus en nous, l’exemple d’une grande organisation qui, dans ses statuts mêmes, dit quelles institutions il veut offrir à notre pays. Car notre structuration doit celle que l’on veut pour la France pour être dirigée, avoir une majorité, respecter les oppositions, pour permettre aux citoyens de faire valoir leurs droits.
Nous sommes sur la question qui traverse toutes les sociétés démocratiques et qui a traversé l’histoire du socialisme : quelle est la place de l’individu ? Quel est le rôle du collectif ? Jusqu’où aller dans la solidarité ? Jusqu’où poser le principe de responsabilité individuelle ?

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Bourse : qui gagne qui perd quand les cours s'effondrent ?

Quand on n'a pas de placement boursier, on peu regarder avec flegme cette agitation autour de la baisse de 5 à 10% en quelques jours des principales bourses mondiales. Si en plus on a regardé la série Scalp sur Canal+, on peut légitimement se dire que ce jeu d'achat et de vente est un sport particulier pratiqué par quelques excités très loin du monde réel et de notre vie quotidienne.
Il est exact que la plupart de ceux qui sont en contact direct avec les mouvement et les ordres boursiers sont totalement déconnecté de l'économie réelle et en se préoccupent que des flux financiers dans lesquels ils s'insinuent pour jouer et gagner.
Mais il est tout aussi certain que cette déconnexion croissante est extrêmement dangereuse car elle laisse croire que les seules personnes touchées par les cours de la bourse sont ceux qui y ont investi directement, ce qui est parfaitement faux.
L'argent placé ou joué en bourse sert à fiancer des activités économiques, la production de biens et services dont certains de première nécessité, les emplois qui vont avec. 10% de baisse du cours d'une valeur, c'est 10% de baisse de la valeur de l'entreprise et donc deux hypothèses :

  • préserver l'activité économique, les emplois, la capacité de production
  • préserver la rentabilité financière et sabrer les emploi et la capacité de production.

En l'absence de régulation pour rendre très coûteux les mouvements spéculatifs, rien n'empêche de surcroit les plus habiles et les mieux informés, ou ceux capables de manipuler l'information, de jouer à la baisse car,en bourse, on peut gagner quand ça monte mais on peut aussi gagner quand ça baisse.
Bilan de tout cela : le financement de la baisse boursière, provoquée par l'avidité des institutionnels -  grandes banques, fonds de pensions, fonds spéculatifs - qui, par des prêts monstrueux à des braves gens qui ne pouvaient plus se loger, ont gagné à court terme ce que d'autres sont en train de perdre d'aujourd'hui.
Et il y a un véritable enjeu politique et de société de savoir si, pour assainir les marchés financiers, il faut sauver la mise des spéculateurs ou soutenir les productifs et les victimes. L'argent investi cet été par l'Etat américain pour sauver les banques aurait probablement permis d'éviter l'expulsion de tous ceux qui avaient cru dans des promesses fallacieuses et sont maintenant expulsés. 

lundi 21 jan 2008

Citoyen en direct : rapport de l'Assemblée nationale sur la réforme ANPE-ASSEDIC

N° 600
______

ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 15 janvier 2008.
RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES CULTURELLES, FAMILIALES ET SOCIALES SUR LE PROJET DE LOI, ADOPTÉ PAR LE SÉNAT APRÈS DÉCLARATION D’URGENCE, relatif à la réforme de l’organisation du service public de l'emploi,
PAR M. Dominique Tian,
Député.
——
Voir les numéros :
Sénat : 141 et 154 (2007-2008)
Assemblée nationale : 578
INTRODUCTION 7
I.- LE CONTEXTE DE LA RÉFORME 9
A. LES ENJEUX DE L’ORGANISATION DU SERVICE PUBLIC DE L’EMPLOI 9
1. L’amélioration de la situation de l’emploi 9
a) L’emploi, objectif final des politiques économiques et sociales 9
b) La question des offres d’emploi non pourvues et les déséquilibres du marché du travail 10
c) Le rôle insuffisant des intermédiaires de placement sur le marché du travail 12
d) Les apports potentiels d’une réforme institutionnelle 12
2. La qualité du service rendu aux demandeurs d’emploi et aux entreprises 12
3. Le respect des principes du service public 15
4. L’équilibre entre droits et devoirs : la lutte contre les fraudes et les abus 16
B. LES EXPÉRIENCES ÉTRANGÈRES : L’IMPORTANCE DES ENJEUX INSTITUTIONNELS 19
1. Des points de convergence entre les réformes conduites récemment dans les pays européens 19
2. Le cas allemand : la réforme du service public de l’emploi au sein d’une politique de grande ampleur de réforme du marché du travail 22
a) La modernisation de l’Agence fédérale du travail 22
b) Le renouvellement du réseau par les lois Hartz 23
c) Une réforme de l’indemnisation du chômage et de l’aide sociale 24
d) Un bilan peu aisé 24
3. Le cas britannique : guichet unique et faible indemnisation 25
a) Une réforme structurelle très aboutie 25
b) Le rôle déterminant de la politique de suivi et d’accompagnement 27
4. Le cas néerlandais : une certaine complexité 29
a) L’activation des dépenses d’indemnisation par un durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage et au régime d’invalidité 29
b) Une nouvelle gouvernance 30
5. Le cas danois : une forte indemnisation, un fort accompagnement 32
a) Le rapprochement récent des réseaux 32
b) Un système d’assurance chômage complexe et cher ? 33
6. La Suède : une séparation institutionnelle entre indemnisation et retour à l’emploi, mais un contact unique pour le chômeur 33
a) L’assurance chômage et l’accompagnement vers l’emploi gérés par deux organismes différents 33
b) Un niveau élevé d’allocations au profit des plus faibles salaires 34
c) L’accompagnement des demandeurs d’emploi 35
C. LE DISPOSITIF FRANÇAIS : UNE HISTOIRE DÉJÀ LONGUE 35
1. Un opérateur unique ou des acteurs multiples : une problématique qui n’est pas nouvelle 36
a) 1914 : l’apparition d’une « politique de la main d’œuvre » 36
b) L’entre-deux-guerres : une systématisation difficile 37
c) Du monopole du placement à la création de l’Agence nationale pour l’emploi 38
d) La création de l’assurance chômage et de l’Union nationale pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (UNEDIC) 38
e) L’histoire récente de l’assurance chômage : des relations avec l’État revues à l’occasion de crises financières successives 39
f) Les débuts du rapprochement entre l’ANPE et l’Unédic et le développement des politiques « actives » financées par l’assurance chômage 40
2. Une réforme institutionnelle inachevée dans le cadre du plan de cohésion sociale 42
a) La fin du monopole du placement 42
b) La définition et la structuration du service public de l’emploi 43
c) La formalisation des modalités de coordination et de pilotage du service public de l’emploi 43
II.- LES CHOIX DE LA RÉFORME 45
A. UN PROJET DE LOI ÉLABORÉ DANS LE RESPECT DES PARTENAIRES SOCIAUX 45
B. UNE RÉFORME COMPORTANT DES GARANTIES ET DES MESURES TRANSITOIRES 47
C. LES GRANDS AXES DE LA NOUVELLE ORGANISATION INSTITUTIONNELLE 47
1. Des outils de pilotage stratégique 48
a) Le Conseil national de l’emploi 48
b) Les conseils régionaux de l’emploi et les instances paritaires régionales 49
c) Les partenariats conventionnels 49
2. Un réseau unique géré par une institution nationale tripartite 50
a) Le statut : une « institution nationale publique » 50
b) Les missions 51
c) La gouvernance : un équilibre entre État et partenaires sociaux 53
d) La présentation et l’élaboration du budget, autre point d’équilibre entre les acteurs 54
3. Un cadre protecteur pour le rapprochement des statuts des personnels 56
4. Le recouvrement des cotisations d’assurance chômage confié aux URSSAF 58
D. LES QUESTIONS QUI RESTENT OUVERTES 60
1. La réforme de l’indemnisation du chômage 61
2. L’appellation, le statut et la gouvernance de la nouvelle institution issue de la fusion de l’ANPE et du réseau opérationnel de l’assurance chômage 63
a) Le débat sur l’appellation 63
b) La question du statut 63
c) Les enjeux liés à la gouvernance nationale de la nouvelle institution 64
d) Les interrogations concernant le budget de la nouvelle institution 66
e) Les questions relatives à la gouvernance régionale 67
3. L’articulation avec les autres acteurs du service public de l’emploi et avec les maîtres d’œuvre de la formation 67
a) La reconnaissance nécessaire du rôle fédérateur des maisons de l’emploi 67

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vendredi 18 jan 2008

Peut-on s'inquiéter de l'assassin sans poser la question des victimes ... ni des complices?

Journal Libération - Grand Angle
Tueur d’élites
Chômeur malgré ses diplômes et dépressif, à 33 ans Richard Durn vit toujours chez sa mère. Militant écœuré par les politiques, il part, un soir de mars 2002, armé comme à la guerre, au conseil municipal de Nanterre.
A1 h 11, le mercredi 27 mars 2002, un habitant de Nanterre ouvre le feu à la fin du conseil municipal.

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Chomage des jeunes à Nanterre : les vrais chiffres

Lors de la discussion avec la direction départementale du travail pour caler les financements de la Mission Locale, la structure de la Maison de l'Emploi et de la Formation spécialisée sur l'accès à la qualification et à l'emploi des 16-25 ans, nous avons enfin pu faire un vrai travail de confrontation de chiffres que je vous livre:

  • Le nombre de jeunes Nanterriens de 15 à 25 ans est de 11 600;
  • parmi eux 980 se déclarent inoccupés (ni études, ni travail, ni recherche d'emploi)
  • et 3 100 sont en recherche d'emploi
  • dont 2100 avec un niveau d'études V et Vbis c'est-à-dire un diplôme inférieur ou égal au BEP-CAP.

Cela signifie un taux de chômage de 26% auquel il faut probablement rajouter une partie des inoccupés même si aucune statistique nationale ne le fait pour les adultes (mères de famille, maladie).

  • La Mission Locale en suit plus de 2 000, dont 70% d'entre eux ont un niveau d'études V et Vbis c'est-à-dire un diplôme inférieur ou égal au BEP-CAP, en grand décalage avec les offres d'emploi disponibles dans le bassin de La défense, sauf pour les postes précaires.
  • Le taux de sortie à l'emploi ou en formation qualifiante est néanmoins supérieur à 50% par an (chiffre très élevé pour une mission locale), ce qui signifie qu'un jeune qui entre à la Mission locale et suit le parcours élaboré avec son conseiller doit pouvoir trouver  au bout d'un an un emploi stable.
  • Un conseiller à Nanterre suit 189 jeunes en moyenne, soit le chiffre le plus fort au niveau régional

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mardi 15 jan 2008

Réforme du service public ANPE-ASSEDIC et maisons de l'emploi

Le parlement est actuellement en train de voter une loi sur la réforme du service public de l'emploi.
Je n'ai personnellement pas d'objection à la réorganisation des outils nationaux destinés à rendre plus performant les services publics d'État.
Je suis par contre extrêmement réservée sur la méthode.
Comment peut-on débattre d'une loi sur un sujet aussi important sans l'avoir préparée avec tous les réseaux autres qui ont des responsabilités dans le domaine de l'emploi ?
Collectivités territoriales - régions, départements, communes -, organismes consulaires - chambres de commerce, chambres de métiers, chambres d'agriculture -, associations de solidarité - réseaux d'insertion -, associations de DRH et de consultants en recrutement, tous ont des responsabilités dans l'accompagnement, la formation, le suivi, le recrutement des demandeurs d'emploi.
Le dispositif des maisons de l'Emploi impulsé par la loi Borloo de 2005, s'il a de multiples imperfections et aurait mérité uen véritable évaluation pour l'améliorer posait de façon très saine les enjeux : ni l'État ni l'ANPE, ni l'ASSEDIC ne détiennent à eux seuls tous les leviers pour faciliter la mise en relation de l'offre et de la demande d'emploi; le chômage longue durée résulte d'une pénurie d'offres d'emplois plein temps mais aussi d'une très rapide déqualification des demandeurs d'emploi comme le montre une étude pour le compte du Ministère du travail et des situations de rupture personnelle qui se combinent avec le chômage (endettement, divorce, maladie, ...). Téléchargement chomage_dqualification.pdf

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lundi 14 jan 2008

Voeux municipaux : les verres sans les couteaux

La soirée des voeux municipaux est toujours un rituel très convivial à Nanterre: les invitations y sont très larges, l'ambiance informelle, les discours pas trop longs et la nourriture de bonne qualité.
En général, on s'embrasse et on discute jusqu'à des heures tardives, en oubliant les points de désaccord, les divergences d'opinion voire les rivalités passées ou à venir.
La politique couvre trois champs qui se recoupent plus ou moins : les débats de valeurs et de projets, la conquête du pouvoir et l'exercice de ce pouvoir. Ces trois temps ont une particularité, ils fonctionnent à travers des échanges très intenses entre des gens qui souvent croient fortement à ce qu'ils disent, sont pugnaces voire ont un vrai bagout. Il m'est rarement arrivé de sortir d'une rencontre politique sans avoir matière à réflexion, les neurones agités de ce que j'ai entendu, de ce que j'ai dit, de ce que j'aurai dû ou pu dire.
La particularité des soirées de voeux, une fois par an, c'est qu'il n'y a aucune agressivité dans ces débats, que la fonction s'exprime avec affection, respectueuse de l'engagement de chacun, que les divergences sont affirmées avec humour et que la volonté de préserver l'autre est patente.
Une fois par an, la politique oublie qu'elle est un substitut pacifique à la guerre et non son imitation.
Personnellement, j'aime beaucoup ces soirées de voeux.

mercredi 02 jan 2008

Bonne et heureuse année 2008

Que vous n'ayez pas à travailler plus et que vous puissiez conserver une vie personnelle
Que la convivialité du travail, la fierté des résultats, le plaisir d'innover vous enrichissent
Que l'émulation et la coopération favorisent la performance dans la solidarité
Que la santé, l'emploi, le plaisir de vivre soient pour vous plus importants que le cours de la Bourse
Que vous consacriez à l'exercice concret de votre citoyenneté deux heures par semaine, soit 5% de votre temps devant la TV
Et qu'il en soit de même tous ceux qui vivent autour de vous

Marie-Laure Meyer
Présidente déléguée de la Maison de l'Emploi et de la Formation de Nanterre
Conseillère régionale d'Ile-de-France

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