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Parti Socialiste de  Nanterre

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« septembre 2007 | Accueil | novembre 2007 »

mercredi 31 oct 2007

Pourquoi le maire de Nanterre refuse-t-il de débattre de l'avenir de l'Ile-de-France ?

J'ai demandé à plusieurs reprises au maire de Nanterre que le conseil municipal de Nanterre puisse débattre et émettre un avis sur le projet de schéma d'aménagement de l'Ile-de-France dans les 10 années à venir :

  • avant le vote par l'assemblée régionale en mars dernier, pour que je puisse relayer des préoccupations locales -  pas d'inscription à l'ordre du jour
  • avant le début de l'enquête publique le 8 octobre, pour lancer le débat - pas d'inscription à l'ordre du jour
  • avant la fin de l'enquête publique le 8 décembre - pas d'inscription à l'ordre du jour

Relance lors du dernier conseil municipal le 23 par le président du groupe socialiste Patrice Marchal : réunion prévue... après la fin de l'enqupte publique. A croire que le maire de Nanterre a oublié que les Nanterriens attendent des financements de la région pour aménager, gares, tramways, bus, infrastructures, lycées, espaces verts puisqu'il ne veut même pas  n'a pas prendre le temps de le justifier...
Bilan de ces atermoiements pour le moins peu démocratiques : la lettre ci-jointe Téléchargement convocation_cm.pdf qui, conformément au code des collectivités locales, oblige le maire à réunir le conseil quand un tiers des élus le réclame.

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Darfour : quand l'abus de déclarations péremptoires conduit au drame

Vous prenez un pays en guerre, qui se bat pour faire reconnaitre son intégrité territoriale.
Vous ajoutez quelques humanitaires claironnant leurs bonnes intentions et suffisamment persuasifs pour lever des fonds rapidement.
Vous mélangez et surtout, vous arrosez consciencieusement de déclarations politiques péremptoires, confondant la diplomatie - l'art de la négociation, rarement efficace quand il n'y a pas de discrétion - et le spectacle .
Vous saupoudrez des images en boucle sur des enfants affamés, blessés, pris en otages de toutes ces guerres d'adultes dont on ne sait même plus parfois ce qui les a causées et pourquoi elles continuent
Et vous vous retrouvez avec un véritable drame, des humanitaires au mieux inconséquents, au pire malhonnêtes en prison au Tchad, risquant 4 à 20 ans de travaux forcés, condamnés par les représentants de leur propre pays avant même que l'enquête ne soit achevée et, surtout, un équipage d'avion et des journalistes assimilés à ces mêmes humanitaires alors qu'ils faisaient leur métier sans être partie prenante du projet, sur fond de rumeurs de pédophilie et de trafics d'organes.
Bilan de cette gestion politique calamiteuse :

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vendredi 19 oct 2007

Regroupement familial : tout faire pour éviter les conjoints étrangers et leurs enfants

Vous avez signé la pétition anti ADN ?
Vous ne l'avez pas signé mais cette mesure vous gêne ?
La chasse aux familles en situation irrégulière vous pertube ?
Lisez donc le rapport de la commission mixte partenaire qui est en train de construire les conditions du vote d'une loi faite en notre nom pour éviter les regroupements familiaux et dissuader les français d'épouser des étrangers et les étrangers qui vivent en France d'assumer la responsabilité de leur famille restée au pays, 

Téléchargement rapport_mariani.pdf

Et, après l'avoir lu, imaginez que ce soit vous qui alliez à l'étranger, que vous y travailliez et que votre famille doive subir ce type de contraintes pour juste avoir le droit de vivre avec vous. Moi, j'ai honte et vous ?

Préférer les enjeux collectifs aux enjeux personnels

La manipulation qui a consisté à décaler de 3 jours l'information sur le divorce du président pour tenter d'occulter l'importance de la mobilisation des salariés des services publics, supérieur à celle de 1995, est la caricature ultime d'un débat public qui privilégie la réponse à des enjeux individuels en négligeant leur impact collectif.
Le débat sur les retraites, comme celui sur la santé ou sur les conditions de travail, est un débat majeur car il touche à des sécurités fondamentales : la vulnérabilité de la vieillesse.
En outre, dans le système français, il s'agit d'une "assurance-vieillesse" où tout salarié qui cotise est en droit d'avoir le retour sur investissement de son contrat d'assurance. Il est donc normal que les salariés concernés par la réforme brutale et dogmatique des régimes spéciaux refusent que le contrat qu'ils ont signé, avec des cotisations particulières, soit modifié. Il est tout aussi normal, si ce régime est déficitaire, que soit posé la question démocratique de ce qui relève de la solidarité nationale et ce qui relève de la solidarité des seuls cotisants.
Reste qu'aucun système en crée de la justice s'il en clarifie pas certains principes:

  • l'impact du travail sur la santé et sur la longévité n'est pas le même selon les degrés de pénibilités, la question n'est donc pas seulement de l'égalité du nombre d'années de cotisations mais aussi de l'égalité du nombre d'années à profiter de sa retraite;il y a des métier qui coïtent plus chers que d'autres  à titre personnel et il n'est pas pareil de travailler de nuit, avec des horaires irréguliers ou en manipulant des charges ou de d'assurer des fonctions intellectuelles sédentaires.
  • le droit à ne pas être un vieux pauvre qui se laisse mourir faute de revenu est une dignité fondamentale, il est donc indispensable de construire les outils financiers de cette solidarité;
  • la personne humaine est intrinsèquement une ressource non renouvelable, elle mérite donc une protection collective de toute la société, donc appuyée sur tous les revenus.

De tels principes pourraient servir de base à une négociation sur le financement des retraites qui partirait du même régime général pour tous - le droit à retraite universel - mais avec un mode de financement appuyé sur tous les revenus et pas seulement les salaires et des bonification de pénibilité selon les métires et non pas selon les branches car il est exact qu'un comptable chez EDF n'a pas des conditions de travail plus pénible qu'un comptable chez Axa.
Reste que nous avons un président plus préoccupé d'affirmer son autorité que de prendre le temps de la négociation et une majorité parlementaire  qui dévalorise le travail en favorisant les revenus de spéculation ou de rente.
Le divorce le plus important hier, c'est celui entre les mots et les actes, entre la nécessité de la cohésion sociale et territoriale et un pouvoir central qui, au motif d'apparaitre comme réformateur, oublie de structurer le long terme.



jeudi 18 oct 2007

Grenelle de l'environnement : un sujet important, une méthode insuffisante

Il y avait hier à Drancy le Grenelle Ile-de-France de l'Environnement, réunion régionale de travail consécutive aux propositions nationales faites par les 6 groupes de travail
J'y représentais le Conseil régional dans le groupe 6 "Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et l'emploi".
Une matinée de débats avec des représentants d'associations, de grandes entreprises ou de fédérations professionnelles et des partenaires sociaux, pilotée par les personnes désignées par le préfet de région. Une matinée de débats pour décliner les priorités nationales à l'échelle régionale et définir des axes concrets de travail à mettre en débat.
Les échanges ont été intéressants malgré la médiocrité des propositions nationales, très en deçà du programme de la plupart des régions et dont la formulation floue et l'absence de positionnement du rôle de l'Etat ne facilite pas le travail au niveau décentralisé.
Un consensus fort a été constaté sur l'importance d'un pilotage par le Conseil régional d'Ile-de-France et la nécessité de fonctionner dans une logique d'expérimentation et d'exemplarité et pas d'exécution d'une politique nationale.
Par contre, le volume des interventions demandées, en particulier sur les infrastructures fret, la  recherche et la formation, la fiscalité régionale actuelle est totalement inadaptée et les moyens financiers ne faisaient pas partie du débat autorisé.
Quant à faire du site d'affaires européen de La défense, un site exemplaire en matière de développement durable, le MEDEF préfère manifestement les micro-projets d'éco-parc aux effets vitrines visibles, alors même que toutes les entreprises qui y ont leur siège sont engagées dans cette démarche !
Vous trouverez co-dessous une analyse très intéressante des limites de cet exercice, rédigée par des membres du gorupe 6 au niveau national sur le site Agora-Grenelle, le site ouvert des associations.

Grenelle de l’environnement : premier regard sur les acquis et difficultés du processus

L’idée du Grenelle de l’environnement, il faut s’en souvenir, relève d’une initiative de la société civile, puisqu’elle a été lancée pendant la campagne électorale par Alliance pour la Planète.
Que le Président de la République ait saisi la balle au bond est en soi satisfaisant, … ; que l’appropriation se soit traduite progressivement par une certaine forme de "confiscation" l’est, par contre, beaucoup moins ...
Ainsi, il est indispensable de rappeler que cette première phase de consultation doit impérativement se conclure par autre chose que la seule réalisation d’un tri sélectif des mesures par le Président de la République ; … faute de quoi nous devrions prendre acte du fait qu’il y a détournement de l’esprit "Grenelle", et donc usurpation de ce terme …
A l’issue de quatre mois d’échanges entre les acteurs, et restant dans un esprit constructif à quinze jours des rencontres de clôture, nous tirons, sans prétendre à l’exhaustivité et sans traiter à ce stade du contenu des mesures retenues puisque les choix n’ont pas encore été officiellement opérés de la démarche "Grenelle de l’environnement"[1], les premiers enseignements suivants.
 

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mardi 16 oct 2007

La Commission européenne se moque des citoyens

Après le refus des Français et des Néerlandais, le processus d'amélioration des institutions européennes était bloqué, ce qui ramenait aux conditions du traité de Nice, incompatibles avec l'élargissement car il sur valorise les petits pays et donc laisse de côté les priorités nécessaires pour le plus grand nombre de citoyens.
Pour concilier les positions des pays qui avaient adopté le projet de traité constitutionnel et de ceux qui l'avaient refusé, minoritaires, la commission avait envisagé un traité simplifie dont la présidence portugaise actuelle a fait son cheval de bataille.
Le résultat qui vient d'être rendu public est particulièrement déprimant sur le plan démocratique, c'est-à-dire sur al capacité des institutions européennes à être appropriées par les citoyens. Je ne résiste pas à vous faire lire l'article ci-dessous en vous invitant à fréquenter le remarquable site géostratégique de l'auteur - Léosthène - fin stratège athénien qui croyait que la meilleure défense était parfois l'attaque.

La lettre de léosthène, le 17 octobre 2007, n° 339/2007
Troisième année. Bihebdomadaire. Abonnement 300 euros
Site : http://www.leosthene.com/


Union européenne : démocratie et communication


Le 18 octobre, c’est à dire jeudi de cette semaine, les chefs d’Etats et de gouvernements se réunissent à Lisbonne. Sur la table, un accord à ratifier à 27, le traité simplifié sur les principes duquel les membres de l’Union européenne s’étaient entendus lors du dernier Conseil européen de la présidence allemande, en juin dernier. La rédaction en a été confiée à une “ conférence des représentants des gouvernements des Etats membres ” (CIG). Lesquels ont présenté le 5 octobre 2007 un texte (1) intitulé : “ Projet de traité modifiant le Traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne ”.
Ce projet de 152 pages n’est pas un texte, mais une succession de modifications qui renvoient au Traité sur l’Union européenne (2) qui lie, après l’abandon du projet de Constitution européenne, les Etats membres.
Il est donc tout simplement illisible.
Comment savoir s’il garantit le respect de la volonté exprimée par les peuples français et néerlandais dans leur refus d’un traité constitutionnel qui, pour entrer en application, devait être ratifié par tous les membres de l’Union ?
Si l’on en croit la presse, et en faisant bref, “ Le texte reprend l'essentiel des dispositions de la Constitution, comme le nouveau mécanisme de votes, la création d'un poste de président stable du Conseil européen, l'octroi de véritables pouvoirs au porte-parole de la diplomatie européenne et l'extension du vote à la majorité qualifiée ” (3). Position appuyée en France par des déclarations d’une étonnante ringardise, reprise édulcorée de propos de campagne référendaire de 2005, par quelques (rares) préposés politiques à la tâche de communiquer sans informer.
Si telle est la réalité, en dépit des promesses faites par le président Sarkozy de tenir compte du refus souverain du peuple français, nous entrons dans une période de profond contresens – contresens entre les peuples européens et un système d’alliance qui les dépossède de leur pouvoir. Le très “européiste” commentateur d’EUObserver Peter Sain ley Berry (4) lui-même reprend les propos tenus par la commissaire Margot Wallström (5) lors du lancement, le 3 octobre dernier, de son programme de “ communication ” sur l’Europe – “ Sceller notre union par la communication ” (6).
“ La démocratie européenne, et la politique européenne ne consistent pas à faire monter les gens (people) à bord. Elles consistent à leur donner le siège du conducteur ”, a-t-elle déclaré. Ce qui inspire à notre analyste, qui est un connaisseur : “ Pour savoir si ces politiques mettent réellement les gens sur le siège conducteur, nous aurons à attendre pour voir. Des cyniques peuvent suggérer qu’il s’agirait plutôt de les installer au fond du bus d’où un murmure ou deux pourraient émerger sur le bruit du moteur ”. Oui, continue-t-il, “ il serait utile de clarifier la distinction entre les faits qui relèvent de la pédagogie ” - sur, par exemple le fonctionnement de l’Union - “ et les opinions politiques – sur l’utilité de l’Union ou son objectif ”. Ce que nous traduisons librement par distinguer l’information de la propagande.
Comment Peter Sain ley Berry explique-t-il cette confusion des genres ? Eh bien en dénonçant le coeur du problème. “ Le problème est que vous ne pouvez pas avoir de démocratie seulement quand cela ne vous dérange pas. Voilà le problème de la Commission, voilà le problème du Conseil. Il ne sert à rien de dire ‘nous voulons impliquer les citoyens’ mais d’ajouter – sotto voce – seulement si le consensus qu’ils génèrent ne provoque pas de vagues. Cela produit seulement du cynisme et du désengagement. Le public a une question – une question majeure – qui est : comment contrôler l’exécutif européen ? Comment arrêtons-nous le train, comment le dérivons-nous – ou même comment le faisons-nous accélérer – si l’exécutif européen n’est pas élu ? ”.
Justement, on ne le peut pas. Sur quoi les dirigeants des Etats membres vont-ils se mettre d’accord le 18 octobre ? Sur le fait de trouver un accord, pas de réfléchir au fond de cette question centrale. Qui serait capable de lire, et de comprendre le document présenté ? Qui en a même la volonté ? Un mot rajouté, une phrase détournée – cherchez, par exemple la fameuse concurrence libre et non faussée. Vous ne trouvez rien : (“ Acrobat Reader a terminé la recherche dans le document. Aucun résultat ”). Mais vous trouverez “ distorsion de concurrence ” en lieu et place. L’exercice est révélateur – chacun peut s’y livrer sur son sujet de prédilection. Le diable est dans les détails, n’est-ce-pas ?
Donc nous aurons droit, après les surenchères de demandes diverses pour plaire chacun à son opinion respective, à un bulletin de victoire, repris par une presse docile et conformiste. Et encore à l’exaltation de “ l’aventure européenne ”, déclinée dans toutes les langues. Et chacun rentrera chez soi - les Britanniques avec de nouvelles exceptions - bien décidé à défendre, dans la réalité et par tous les moyens, ce qui lui reste de liberté de manoeuvre. Rien n’aura été débattu de ce qui serait une Europe élective, choisissant son périmètre, libre de ses engagements, vivant enfin de ses nations rassemblées (7) non pas sur un territoire artificiellement noué qui attise les chauvinismes de ses tribus, ethniques, de langues ou d’intérêts, mais, dans la diversité de ses peuples et de leur mémoire, dans une union – et non pas une unité fusionnelle – légitime, identifiable, dont ils auront choisi la forme.
Qu’est-ce qui manque aujourd’hui ? Toutes les enquêtes d’Eurobaromètre montrent que les Européens se sentent européens. Il n’y a pas à leur vendre l’idée de l’Europe, elle existe. Ce qu’ils veulent, c’est en avoir la maîtrise : la nomenklatura européenne en place la leur confisque avec la complicité d’une majorité d’élus frileux, comme s’il n’y avait pas d’alternative au modèle qu’elle propose – qu’elle impose. “ C’est sur la grande question de la conduite de l’Europe que le public veut dire son mot. Et pas simplement par une discussion sur un blog ou sur forum internet. La question est la démocratie elle-même. Il ne s’agit pas de savoir si la Commission “écoute” - ou même si le Conseil “ écoute” - il est question de savoir si les électeurs peuvent jeter l’exécutif dehors s’il ne les écoute pas ”, nous dit encore Peter Sain ley Berry.
Et, comme il est optimiste, il ajoute : “ Quand nous aurons une vraie démocratie, nous n’aurons plus besoin de stratégies de communication ”.
Certes. La question qui se pose est tout de même de savoir si nous sommes capables de conquérir notre liberté. Faute de quoi il existe un autre scénario, qui s’appelle, dans les petits papiers des groupes-de-pression-derrière-les-portes-closes, vassalisés aux mots en isme ou au plus fort, ceux qui s’auto désignent comme “ les élites ”, un scénario qui s’appelle Titanic.
C’est sur le granit des peuples et dans la démocratie que l’on fera l’Europe, et par les urnes, ou elle ne sera pas.
Or, si l’Europe n’est pas une patrie, elle pourrait être notre avenir. Pour le bonheur de tous...

Hélène Nouaille

Carte : Union européenne : élargissement successifs
Notes :
(1) Téléchargeable en ligne (PDF)
(2) Union européenne. Versions consolidées du traité sur l’Union européenne et du traité instituant a communauté européenne (PDF),
(3) Le Point, 15 octobre 2007, Optimisme sur le traité européen avant le Sommet de Lisbonne
(4) Peter Sain ley Berry pour EUObserver, Real democracy, real communications,
(5) Margot Wallström, commissaire européenne en charge de la stratégie de communication, voir son profil et ses fonctions (en français) : lors de son audition au parlement européen en 2004, Margot Wallström déclarait : “ Pour parler franc, il n'entre pas dans le mandat de la Commission d'entamer une campagne en faveur de la ratification du traité constitutionnel; il n'y a ni base juridique, ni budget pour ce faire ”.
(6) Déclarations et texte téléchargeables sur le site de Margot Wallström
(7) Nous sommes, pour une fois, tout à fait en phase avec l’analyse que fait Régis Debray du concept de nation : “ On ne dénoncera jamais assez la fatale ambiguïté de ce terme de nation qui confond deux soeurs ennemies. La communion ethnique et la communauté élective. Race et peuple. Nature et volonté (...). Le ‘Vive toutes les nations’ que les soldats de Valmy avaient en tête lorsqu’il crièrent ‘Vive la nation’ – ouvrant, au dire de Goethe, une nouvelle ère dans l’histoire de l’humanité – dérive du second sens ”. (La nation ou le grand malentendu, in A demain de Gaulle, Gallimard, 1999, p. 95)

Léosthène, Siret  453 066 961 00013 FRANCE  APE 221E  ISSN 1768-3289.
Directeur de la publication : Gérald Loreau ( gerald.loreau@wanadoo.fr)
Rédactrice en chef : Hélène Nouaille (helene.nouaille@free.fr )

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jeudi 11 oct 2007

Une clé USB pour tous les lycéens d'Ile-de-France

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un ordinateur personnel ou familial. Mais entre l'ordinateur du CDI, celui du cybercafé ou d'un copain, comment préserver la continuité de son travail ?
Chaque lycéen a besoin de pouvoir faire des recherches documentaires et en garder trace, rédiger des exposés, conserver des dossier.
Le Conseil régional d'Ile-de-France a équipé cette année pour la première fois tous les élèves de seconde et continuera chaque année.
Pour que les nouvelles technologies ne soient pas un facteur d'inégalité supplémentaire.

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mercredi 10 oct 2007

L'établissement public Seine-Arche est-il encore un outil au service des Nanterriens ?

Présidé par le maire, composé pour moitié de représentants de la commune et des collectivités locales, pour moitié de représentants de l'Etat, l'établissement public Seine-Arche est le résultat de nombreuses années de mobilisation des élus et des habitants de Nanterre pour reprendre la maitrise de leur territoire et faire de la ville au lieu de poursuivre le quartier d'affaires de La Défense.
La création de l'établissement public était l'aboutissement d'une nouvelle forme de coopération entre Etat et collectivités locales, qui prenait acte de la décentralisation et visait à rechercher des équilibres entre intérêt national et modes de vie locaux.
Force est de constater que le maire de Nanterre est de moins en moins le représentant de la majorité du conseil municipal lorsqu'il exerce la présidence de l'EPASA :

  • la création d'une avenue de 80m de large sans préoccupation de ses coûts d'entretien, que ce soit en termes de choix des matériaux ou d'animation d'un espace public surdimensionné,
  • la mise en place de commerces dédiés aux salariés sans amélioration de l'offre destinée aux habitants à Nanterre Préfecture,
  • les 3/4 des commerces enfermés dans un centre commercial autour de la gare Nanterre-université au lieu d'être installés au pied des immeubles, dans la rue,
  • le projet d'une tour de bureaux de plusieurs dizaines d'étages,
  • la priorité accordée à la voiture plutôt qu'aux sites propres bus,
  • la course à la vente de charges foncières, sas respect des dispositifs anti-spéculation voulus par les élus,
  • l'incapacité à peser sur les projets et les chantiers pour qu'ils servent de tremplin pour l'insertion, la formation et l'emploi des habitants
  • la spécialisation tertiaire croissante du site avec le déplacement d'emplois à haut ,niveau de qualification, en contradiction avec les besoins plus diversifiés du bassin de vie.

Autant d'éléments qui contredisent totalement les priorités clairement exprimées par la majorité municipale et que le maire est censé défendre.
Ce nouvel établissement public est très semblable aux précédents, c'est-à-dire que les populations locales ne l'intéressent que pour éviter qu'elles ne le dérangent : un aménageur bétonneur classique très pro en communication, en projets pharaoniques et en complicité avec quelques grands promoteurs, préoccupé de convaincre plutôt que de respecter et de vendre et livrer plutôt que d'animer et faire vivre.
Tout ce que les citoyens ne veulent plus
Reste à savoir si les administrateurs municipaux, dont le maire-président, vont assumer leur fonction schizophrénique ou s'ils vont avoir le courage collectivement de poser publiquement les limites entre intérêt de l'établissement et intérêts des habitants.

jeudi 04 oct 2007

Les régions d'outre-mer : le défi de la différence

Depuis le débu de la semaine, je représnte lal rgion Ile-de-France en Guadeloupe, pour la séance trimestrielle du Conseil National pour la Formation Professionnelle tout au long de la Vie, qui réunit l'Etat, les partenaires sociaux et les Conseils régionaux, puis pour la 4e Université de la Formation professionnelle des régions d'outre-mer, l'UROM 2007 (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion, bientôt Mayotte)

Les enjeux auxquels doient faire face les régions d'outre-mer sont doubles :

  • enjeux communs à tous les territoires où le taux de chômage longue durée est élevé, les publics à bas niveau de qualification voire illettrés nomrbeux, les potentiels éocnomiques inadaptés.
  • enejux particuliers par leur situation géographique mais aussi parce que les liens historiques avec la métropole ont relévé jusque là plus d'un fonctionnement colonial que d'un véritable partenariat républicain.

Il est frappant de constater, au fur et à mesure des échanges, combien la régionalisation a permis aux populations de ces régions de prendre leur destin en main et de construire des élites politiques très différtentes des pseudo-gouverneurs que générait le système antérieur.

Il est tout aussi évident que, au delà de l'effort massif entrepris pour créer des outils de formation adaptés, il fatu assurer un développement économique diversifé qui évite le départ de tous ceux qui sont formés, rendant encore plus difficile la vie quotidienne de ceux qui restent.

Comment construire alors des partenairats inter-régionaux - l'Ile-de-France est considérée comme la 5e île, au vu de l'importance de sa communauté domienne - susceptible de développer les échanges et de favoriser un développement économique local autonome ?

Un vrai pari sur l'avenir pour faire de notre pays un territoire qui respecte les différences.

mercredi 03 oct 2007

Les droits de la famille viennent de l'affection pas du sang

Pétion : Touche pas à mon ADN

A tous ceux qui comme moi considèrent que les droits et les devoirs de la famille sont ceux de l'affection et de la responsabilité avant d'être ceux du sang,

A tous qui trouvent que les étrangers qui vivent en france ont, comme nous tous, droit à vivre librement avec leur famille dans le respect des lois de la république

A tous ceux enfin poru qui jamais il ne doit être possible de refuser à un enfant de rejoindre le aprent qui l'a élevé au motif que ce derneir ne serait pas celui qui l'a engendré

je demande de signer cette pétition et de montrer son attatchement aux valeurs d'égalité et son refus que les liens de la famille puissent être imposées

mardi 02 oct 2007

La Défense et la Cour des Comptes

L'hebdomadaire "Le Nouvel Obs" vient de consacrer le supplément Ile-de-France de son numéro de cette semaine au site de La Défense en titrant : Sarkoville ou la folie des grandeurs.
Cet article pointe les aberrations du projet de développement qui, au nom d'une vision idéologique et dépassée, va congestionner toute la périphérie du site, déséquilibrer les équilibres des déplacements en Ile-de-France sans parler des enjeux écologiques. Les centres d'affaires performants comme Barcelone, Londres, Francfort qui ne sont plus des iles compactes de tours regroupées mais des zones diffuses, intégrées dans les villes, et disposant immédiatement de tous leurs réseaux de prestataires y compris pour l'entretien des bâtiments.
Par ailleurs, le développement durable, qui doit faire l'objet d'un colloque pompeusement intitulé "1er Congrès mondial du développement durable des quartiers d'affaires" en novembre, est d'abord une évaluation objective du bilan carbone et de l'empreinte écologique du site avant d'être une charte de bonnes intentions.

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