Mobilise this Blog

Autres visiteurs

  • 3D Live Statistics

Observatoire des inegalites

Parti socialiste : les communiques

Conseil regional d'Ile-de-France

Parti Socialiste de  Nanterre

Blog powered by TypePad
Membre depuis 05/2004

« août 2007 | Accueil | octobre 2007 »

vendredi 21 sep 2007

Le culte des personnalités et la démocratie

Le culte des personnalités est une pratique largement partagée dans tous les rapports au pouvoir politique, en particulier par ceux qui aiment gouverner sans partage et pratiquent le bonapartisme.
Il est toujours plus facile pour un président d'exécutif de choisir des personnes dont les responsabilités dépendent de lui seul que d'accepter que des groupes organisés, porteurs d'une identité validée par des élections dans la durée, soient représentés dans son équipe.
En effet, il ne suffit pas d'être compétent et connu pour faire de la politique, encore faut-il être capable de construire des majorités dans l'assemblée délibérative pour faire accepter ses projets et incarner aux yeux de ses concitoyens un avenir et pas seulement un passé;
Or le choix de personnalités choisies individuellement par un leader politique est souvent une véritable captation de notoriété sans aucune portée démocratique : ce dernier utilise l'action passée de celui qu'il choisit pour crédibiliser son projet et se faire élire, puis le transforme ensuite d'autant plus aisément en exécutant que la personnalité en question ne peut s'appuyer sur la cohésion d'un groupe et sur une identité collective large pour contrecarrer ces abus de pouvoir.
Etre une personnalité dans une majorité, c'est proposer des projets sans jamais avoir les moyens de les faire aboutir s'il déplaise à celui qui les a choisit. Et la situation des personnalités actuelles entrées au gouvernement montrent combien leur marge de manœuvre est bien plus faible que celle de ceux qui peuvent s'appuyer sur un groupe parlementaire structuré, étayé par une base électorale claire et un projet débattu et partagé.

Lire la suite "Le culte des personnalités et la démocratie" »

jeudi 20 sep 2007

Immigration :un abus de pouvoir fait en notre nom

Vous êtes une majorité de Français à avoir choisi  le projet de N Sarkozy et de l'UMP. Mais vous êtes-vous rendus compte de la perversité de la loi qui vient d'être votée en votre nom par vos députés ?
Ils vous avaient dit : "il faut une immigration fondé sur les besoins de travail". C'est un vision que je considère personnellement comme dégradante car elle traite le citoyen d'un autre pays comme une main d'œuvre d'appoint, qui a pour seul mérite d'essayer de limiter l'immigration économique mirage, qui laisse des tas de gens aux portes des villes riches, sans travail donc sans logement et sans droits.
Mais ce qui vient d'être voté est une véritable loi perverse qui touche à la dignité de l'homme en tant que personne responsable, soucieux du bien être de sa famille.

  • comment oser demander un revenu supérieur au SMIC pour avoir le droit de faire venir sa famille, réservant ainsi aux seuls étrangers riches ou diplômés l'exercice de ce droit fondamental ? Allons-nous aussi empêcher d'avoir des enfants les français qui gagnent moins que le SMIC ? A Nanterre cela représente 30% des foyers fiscaux.
  • comment oser demander d'avoir suivi une formation de français à des gens qui vivent le plus souvent dans des pays où ces formations, payantes, n'existent que dans les villes capitales, à des heures voire des journées de transport ? Il est logique de demander à celui qui vient s'installer de suivre des cours en France, pas de les suivre ayant. De nouveau une immigration réservée aux enfants de diplomates ou de riches industriels.
  • comment se permettre de dire que des test ADN volontaires pourraient accélérer les formalités assimilant ainsi les familles à des délinquants ou des malades et niant à la famille le droit d'être une famille d'affection et de responsabilité choisie?

Le même gouvernement qui facilite l'adoption par des couples français d'enfants étrangers leur refuse le droit de vivre avec leurs parents.

Lire la suite "Immigration :un abus de pouvoir fait en notre nom" »

mardi 18 sep 2007

R Karoutchi préfère un bon tien que deux tu n'auras

Le résultat des élections législatives et présidentielles à Nanterre, où la gauche a fait plus de 60%, et son récent strapontin ministériel de transmission des volontés du président au Parlement, ont dissuadé R Karoutchi de prendre le risque de se présenter aux élections municipales de Nanterre.
Après s'être fait parachuté il y a trois ans avec le soutien du ministre-président du conseil général-président de l'UMP, ce qui avait alors fortement perturbé les équipes locales de l'UMP, il choisit aujourd'hui la sécurité d'un poste au gouvernement contre les aléas du suffrage universel.
Karoutchi Pas très courageux mais certainement réaliste, surtout si son patron traite les candidats perdants aux municipales comme il a traité ceux des législatives : en les virant.
R Karoutchi avait déjà d'ailleurs autrefois déjà tenté de gagner à Nanterre. Puis, ayant échoué, il était parti à Boulogne espérant prendre la place de JP Fourcade, toujours en pleine forme et entouré de remplaçants quadragénaires. Il rêverait aujourd'hui de Neuilly, moins fatigant à conquérir.
Il lui reste le fantasme persistant de la région Ile-de-France en 2010, si les jeunes loups UMP lui laissent la tête de liste, que JF Copé lui avait déjà piqué en 2004.
En tout cas, c'est dur pour ceux qui ont cru  que la droite allait gagner à Nanterre.
Mais en vous inquiétez pas il y aura d'autres candidats...

lundi 17 sep 2007

Pourquoi réserver aux seuls Français le droit d'être beaux-parents ?

L'amendement déposé par des députés UMP, qui veut soumettre à des tests ADN les enfants de nationalité étrangère dont les parents demandent le regroupement est insupportable:

  • insupportable parce qu'il fait d'un outil de progrès médical un outil de contrôle génétique qui, s'il peut être utilisé sous le contrôle du juge pour éviter les erreurs judiciaires ou identifier un criminel, ne peut devenir un outil quotidien d'identification ou de traçabilité;
  • insupportable car l'UMP, qui a inscrit dans son programme un statut pour les beaux-parents, nie de fait tout droit à des parents étrangers d'élever un enfant dont ils ne seraient pas les parents biologiques.

Il y a certes des progrès à faire en matière de documents d'identité dans un certain nombre de pays mais pour assurer la sécurité des circulations et limiter les trafics d'êtres humains, pas pour démontrer la filiation.
Depuis quand faut-il être parent par le sang pour aimer un enfant et le prendre en charge ?
Et vous imaginez la  situation d'un enfant dont le père découvrirait à cette occasion qu'il n'est pas le père biologique ?
Autant il y a un vrai travail à faire pour assurer la sécurité des enfants esclaves et veiller à ce que tout enfant étranger vivant en France bénéficie du droit à l'instruction, à la santé, à la sécurité, autant il est non seulement absurde mais profondément immoral de traiter en délinquant potentiel toute personne demandant le regroupement familial.
La parentalité est un acte d'amour avant d'être un acte biologique et, quand on est président de la république de parent étranger, avec des enfants issus de trois mariages, le sien, celui de son conjoint et son mariage actuel, il est légitime de penser au statut des beaux-parents, mais il est encore plus indécent et inacceptable de réserver ce droit aux seuls ressortissant français ou européens.
Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il s'agira d'un acte volontaire des ressortissants demandant le regroupement familial : d'abord parce que cela permettra à un certain nombre de pères de fuir leurs responsabilités parentales, ensuite parce que la situation du droit dans ces pays laisse déjà apparaitre des failles avec des pots-de-vin pour avoir des visas ou des passages clandestins, à quand le nouveau fructueux business des ADN trafiqués ?
Le droit à regroupement familial est une liberté individuelle fondamentale des enfants et des parents, c'est aussi une demande légitime des mères dont le conjoint est à l'étranger de ne pas assumer seules la charge des enfants. On peut le limiter pour garantir aux enfants une situation normale de vie par la situation régulière du parent immigré et par l'obligation d'entretien sur le territoire français, mais il doit se faire au bénéfice de l'enfant, pas à ses dépens.
Les découvertes scientifiques destinées à améliorer la santé des enfants gravement malades ne sont pas faites pour limiter le droit à une vie de famille de ceux qui en le sont pas. Et n'oublions pas que certains de nos partenaires européens ont eu dans leur histoire des tentations eugénistes parfaitement incompatibles avec nos valeurs
Vous trouverez ci-dessous le texte de l'amendement.

Lire la suite "Pourquoi réserver aux seuls Français le droit d'être beaux-parents ?" »

samedi 15 sep 2007

La peur de l'étranger fait des ravages : le regroupement familial est un facteur d'intégration, pas une menace

Document mis en distribution le 9 juillet 2007 N° 57

ASSEMBLÉE NATIONALE - CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 - TREIZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 4 juillet 2007.

PROJET DE LOI relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile,
(Renvoyé à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
PRÉSENTÉ au nom de M. François FILLON,
Premier ministre, par M. Brice HORTEFEUX, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Le chapitre Ier comporte des dispositions relatives à l’immigration familiale et à l’intégration.
Avec 94 500 premiers titres de séjour délivrés en 2005, l’immigration familiale reste le principal vecteur de l’immigration en France, loin devant les flux d’étudiants (48 900 titres en 2005) ou de travailleurs (13 650 titres en 2005). Les membres de famille obtiennent d’abord des cartes de séjour temporaires puis des cartes de résident. Leur intégration dans la société française passe notamment par la connaissance de la langue et des valeurs de la République.
La maîtrise de la langue française facilite beaucoup la recherche et l’obtention d’un emploi, facteur essentiel d’intégration, ainsi que d’autres démarches indispensables à la vie sociale au premier rang desquelles la recherche d’un logement. Elle peut favoriser, dans certains cas, l’égalité entre les hommes et les femmes. Composante essentielle de l’identité nationale et vecteur d’adhésion et de participation, le français, langue de la République, est associé, dans notre culture, aux valeurs fondatrices de celle-ci, parmi lesquelles la liberté et l’égalité. La connaissance même de ces valeurs est gage d’intégration.
Pour faciliter cette intégration, la loi n° 2006-911 du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration a rendu obligatoire le contrat d’accueil et d’intégration. La signature et le respect de ce contrat qui comprend, si nécessaire, une formation linguistique, sont donc devenus une étape essentielle du parcours d’intégration républicaine des membres de famille (conjoints de Français, conjoints ou enfants d’étrangers) désireux de s’établir en France, parcours qui, après l’obtention d’un premier titre de séjour, peut déboucher sur la délivrance d’une carte de résident, puis sur l’acquisition de la nationalité française.
Le présent projet de loi vise à permettre aux étrangers membres de famille de mieux réussir ce parcours en le préparant dès avant leur venue en France. À cette fin, le projet de loi prévoit que le membre de famille qui demande à rejoindre la France bénéficie dans son pays de résidence ou, s’agissant d’un conjoint de français, dans celui où il sollicite le visa, d’une évaluation de son degré de connaissance de la langue et des valeurs de la République. Si le besoin en est établi, et sauf motif légitime qui pourrait justifier une dispense, l’autorité administrative compétente organise à l’intention de l’intéressé, dans son pays de résidence ou, s’agissant d’un conjoint de Français, dans celui où il sollicite le visa, une formation d’une durée maximale de deux mois. L’attestation de suivi de cette formation lui permettra d’obtenir le visa de long séjour et, s’il est demandé, le bénéfice du regroupement familial. Cette obligation de moyens n’ajoute aucune condition de fond pour l’obtention d’un visa de long séjour ou le bénéfice du regroupement familial mais elle évite l’arrivée en France de migrants privés de tout repère et facilite l’accomplissement du parcours d’intégration républicaine.
L’article 1er fait application de ce dispositif de préparation au parcours d’intégration républicaine aux étrangers de plus de seize ans pour lesquels est sollicité le bénéfice du regroupement familial. Ces dispositions sont dans le droit fil de la directive 2003/86/CE du 22 septembre 2003 relative au droit au regroupement familial qui, dans son article 7, paragraphe 2, prévoit que les États membres peuvent exiger des ressortissants de pays tiers qu’ils se conforment aux mesures d’intégration dans le respect du droit national.
L’article 2 est relatif aux ressources requises de l’étranger qui demande le regroupement familial au bénéfice de membres de sa famille. Le projet fait varier le montant minimum des ressources exigées en fonction du nombre de membres que comptera la famille en France, comme le permet l’article 7, paragraphe 1-c de la directive susmentionnée du 22 septembre 2003. Il est proposé de retenir comme plancher le salaire minimum de croissance mensuel (SMIC) et comme plafond 1,2 fois ce plancher.
L’article 3 crée pour les parents d’enfants ayant bénéficié du regroupement familial un contrat d’accueil et d’intégration sui generis, le « contrat d’accueil et d’intégration pour la famille ». Ce contrat comportera une formation sur les droits et devoirs des parents en France. La méconnaissance du contrat pourra amener le préfet à saisir le président du conseil général en vue de prendre les mesures nécessaires.
Le 1° de l’article 4 applique le dispositif de préparation au parcours d’intégration républicaine au conjoint de Français désireux d’obtenir un visa de long séjour.
Le 2° de l’article 4 est une disposition de coordination.
Le 3° de l’article 4 abroge le dernier alinéa de l’article L. 211-2-1, supprimant ainsi la possibilité, introduite dans la loi du 24 juillet 2006 précitée mais qui s’est révélée malaisée à appliquer, qu’un conjoint de Français sollicite et obtienne en France un visa de long séjour. Ceux des nouveaux conjoints de Français qui sont titulaires d’une carte de séjour temporaire, comme étudiant ou visiteur par exemple, pourront changer de statut sans avoir à solliciter un visa de long séjour. L’étranger en situation irrégulière qui épouse en toute bonne foi un ressortissant français et se trouve dans l’impossibilité évidente de faire l’aller et retour avec son pays d’origine pour y solliciter un visa de long séjour pourra solliciter une admission exceptionnelle au séjour.
L’article 5 prévoit que l’étranger qui sollicite son admission au séjour sur le fondement du 7° de l’article L. 313-11 (liens personnels et familiaux) voit son insertion dans la société française – qui est un des critères d’appréciation des liens personnels et familiaux en France dont il fait état à l’appui de sa demande – évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République.
Le chapitre II a trait à l’asile.
Les articles 6, 7 et 8 visent à appliquer la jurisprudence récente de la Cour européenne des droits de l’homme en matière de recours contre les refus de demande d’asile à la frontière.
La Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt Gebremedhin c/France rendu le 26 avril 2007, a jugé que l’absence d’un recours juridictionnel de plein droit suspensif, ouvert aux étrangers dont la demande d’asile à la frontière a été refusée méconnaît la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Pour mettre la législation française en conformité avec cette décision, il est proposé de donner un caractère suspensif au référé liberté prévu et organisé par les dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative lorsqu’il est dirigé contre les décisions de refus d’entrée prises au titre de l’asile. Le recours à cette procédure apparaît particulièrement approprié dès lors que la jurisprudence du Conseil d’État range le droit d’asile parmi les garanties fondamentales reconnues aux étrangers et qu’en l’espèce, compte tenu des circonstances, la condition d’urgence apparaît par définition remplie.
La présentation du recours est encadrée dans un délai très bref de vingt-quatre heures suivant la notification du refus d’asile.
Les voies de recours seront celles prévues par les dispositions de l’article L. 523-1 du code de justice administrative, c’est-à-dire un appel non suspensif devant le Conseil d’État qui statue dans un délai de quarante-huit heures.
Afin de rendre la durée du maintien en zone d’attente compatible avec les délais supplémentaires induits par le recours suspensif, le projet prévoit que la durée de maintien de l’étranger en zone d’attente fixée par la dernière décision de maintien est prorogée d’office de trois jours à compter du jour de la saisine du juge, lorsque celle-ci intervient dans les trois derniers jours de la période de maintien en zone d’attente.
L’article 9 tire les conséquences de la nomination d’un ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement et de la définition de ses attributions, qui s’étendent à l’asile. C’est auprès du ministre chargé de l’asile et non plus auprès du ministre des affaires étrangères qu’est placé l’Office français des réfugiés et apatrides, et c’est au ministre chargé de l’asile que reviendra le soin de proposer la nomination du président du conseil d’administration de l’office (1° de l’article 9 modifiant les articles L. 721-1 et L. 722-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). Les services du nouveau ministère remplacent ceux des affaires étrangères pour ce qui concerne l’archivage des dossiers de demandeurs d’asile dont la demande a été définitivement rejetée (3° de l’article 9 modifiant l’article L. 722-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). Le ministre des affaires étrangères partage toutefois avec le ministre chargé de l’asile le pouvoir de proposer la nomination du directeur général de l’office (2° de l’article 9 modifiant l’article L. 722-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile).
L’article 10 prend acte de la jurisprudence administrative aux termes de laquelle un refus de séjour peut être opposé à un étranger dès la notification du rejet définitif de sa demande d’asile, un tel refus abrogeant implicitement mais nécessairement le document de séjour dont est titulaire l’étranger.
Le chapitre III comprend des dispositions relatives à l’immigration pour motifs professionnels et des dispositions diverses.
L’article 11, relatif au rapport au Parlement sur les orientations pluriannuelles de la politique de l’immigration (article L. 111-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), étend le champ et le contenu de ce rapport aux questions d’intégration.
L’article 12 est relatif aux « salariés en mission ». Le 5° de l’article L. 313-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile a été introduit par la loi du 24 juillet 2006 précitée afin de faciliter la mobilité des salariés et notamment des cadres d’entreprises transnationales. Or, en l’état de sa rédaction, il laisse à l’administration le pouvoir d’apprécier l’opportunité de la venue en France de salariés en fonction de la situation de l’emploi. Le projet de loi supprime ce pouvoir d’appréciation à l’instar de ce qui existe pour les candidats à la délivrance d’une carte portant la mention compétences et talents.
L’article 13 tend, en vue de diminuer le nombre des transferts qui peuvent être contraires à la dignité des étrangers concernés, à faciliter le recours, prévu à l’article L. 552-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, à des moyens de télécommunication audiovisuelle par le juge des libertés et de la détention. Actuellement cette possibilité n’est possible qu’avec le consentement de l’étranger. Il est prévu d’inverser cette condition : la visio-audition serait ainsi décidée par le juge sur proposition de l’autorité administrative, sauf si l’étranger, dûment informé dans une langue qu’il comprend, s’y oppose. Les autres modalités de la visio-audition demeurent inchangées.
L’article 14 tire dans le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile les conséquences, autres qu’en matière d’asile, de la nomination d’un ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement et de la définition de ses attributions. Alors que le texte actuel désigne le ministre de l’intérieur, l’article 14 renvoie au règlement le soin de désigner l’autorité administrative compétente pour saisir pour avis la commission nationale de l’admission exceptionnelle au séjour en cas de recours hiérarchique (modification de l’article L. 313-14), pour délivrer la carte de séjour « compétences et talents » (modification de l’article L. 315-3), pour autoriser les étrangers assignés à résidence à quitter leur lieu de résidence (modification de l’article L. 624-4), et pour prononcer l’amende due par l’entreprise de transport ayant méconnu ses obligations (article L. 625-4).
Les articles 15 à 18 concernent les collectivités d’outre-mer.
L’article 15 vise à corriger une erreur matérielle. La loi n° 2006-911 du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration a introduit dans le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile l’obligation de quitter le territoire français, distincte de l’arrêté de reconduite à la frontière. Le 2° de l’article L. 514-1 de ce code précise que le recours formé en Guyane et à Saint-Martin contre l’obligation de quitter le territoire français et l’arrêté de reconduite à la frontière n’est pas suspensif, par dérogation au régime de droit commun. Dans sa rédaction antérieure à la loi du 24 juillet 2006, le 4e alinéa de l’article L. 514-1 tirait les conséquences du caractère non suspensif des recours contre les arrêtés de reconduite à la frontière en Guyane et à Saint-Martin en indiquant que « les dispositions des articles L. 512-2 à L. 512-5 ne sont pas applicables en Guyane ni dans la commune de Saint-Martin (Guadeloupe). » Or, cette rédaction n’a été modifiée en 2006 que pour tenir compte de l’abrogation de l’article L. 512-5 par l’article 60-III de la loi du 24 juillet 2006, alors même que désormais, l’article L. 512-1 fixe la procédure de recours contre les obligations de quitter le territoire français et aurait donc également dû être pris en compte. L’article 18 du projet de loi répare cette omission.
L’article 16 complète les adaptations spécifiques à Saint-Pierre-et-Miquelon mentionnées à l’article L. 831-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile afin de tenir compte de la création dans cette collectivité d’un conseil territorial qui se substitue à l’ancien conseil général, en application de la loi organique n° 2007-223 du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l’outre-mer.
L’article 17 autorise le Gouvernement à prendre par ordonnance, dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, les mesures nécessaires pour adapter les dispositions du projet de loi à Mayotte, en Polynésie française, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, dans les îles Wallis et Futuna et en Nouvelle-Calédonie, cette ordonnance étant prise au plus tard le dernier jour du sixième mois suivant la publication de la loi et le projet de loi de ratification devant être déposé devant le Parlement dans les douze mois suivant cette même publication.
L’article 18 procède à la ratification de l’ordonnance n° 2007-98 du 25 janvier 2007 relative à l’immigration et à l’intégration à Mayotte, dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie en rectifiant certaines erreurs de numérotation dans ce texte.

Lire la suite "La peur de l'étranger fait des ravages : le regroupement familial est un facteur d'intégration, pas une menace" »

vendredi 14 sep 2007

Immigration : le droit à la dignité et à la solidarité de tout être humain

Lettre ouverte au Ministre de l’Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement
« Nous ne sommes pas à vos ordres »
Monsieur le Ministre,
Vous rappelez actuellement à l’ordre les Préfets des départements dont « les résultats doivent être améliorés en termes de reconduites à la frontière ». Certains Préfets ont d’ores et déjà écrit aux Maires pour les « mettre en garde » contre toutes les initiatives de solidarité avec les sans papiers, comme les parrainages, qu’ils pourraient soutenir sur le territoire de leur commune.
Nous, Maires de Bagneux, Chaville, Clamart, Clichy-la-Garenne, Gennevilliers, Fontenay-aux-Roses, Nanterre, Malakoff, rappelons que nous menons des actes citoyens pour protéger les habitants qui vivent, travaillent, étudient dans nos communes.
Nous sommes les Maires de tous, quelles que soient la nationalité ou l’origine, et notre rôle est d’aider chacun à trouver sa place au sein de notre société commune : le pays des droits de l’Homme.
Nous sommes indignés qu’un Ministre enjoigne aux Préfets de menacer les Maires de poursuites judiciaires pour les initiatives prises en faveur de la reconnaissance de chacun.
Cela rappelle trop des méthodes employées en d’autres temps à l’égard des Maires et des Préfets.
Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d’immigration est d’autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu, alors même que vous n’éprouvez pas la même exigence vis à vis d’objectifs chiffrés fixés par la loi –pensons à la loi SRU- pour permettre le droit au logement !
Nous appelons tous les élus locaux à réagir avec détermination face à cette tentative de mise au pas et à nous rejoindre dans l’affirmation des libertés et des valeurs démocratiques de notre République.

Marie Hélène AMIABLE (PCF)
Maire de Bagneux
Députée des Hauts-de Seine

Jacques BOURGOIN (PCF)
Maire de Gennevilliers
Conseiller général des Hauts-de-Seine

Pascal BUCHET (PS)
Maire de Fontenay-aux-Roses
Conseiller général des Hauts-de-Seine

Gilles CATOIRE (PS)
Maire de Clichy-la-Garenne
Conseiller général des Hauts-de-Seine

Patrick JARRY (PCF)
Maire de Nanterre

Philippe KALTENBACH (PS)
Maire de Clamart
Conseiller régional d’Ile-de-France

Jean LEVAIN (PRG)
Maire de Chaville
Conseiller général des Hauts-de-Seine

Catherine MARGATE (PCF)
Maire de Malakoff
Conseiller général des Hauts-de-Seine

Elections municipales : quels enjeux ?

Peu à peu le cadre des prochaines élections municipales de mars 2008 se met en place : les maires sortants annoncent qu'ils se représentent, avec des arguments d'autant plus extraordinaires qu'il en sont  à leur 3e ou 4e mandat. Et s'il est évident qu'il est important pour une équipe politique de conserver les mêmes priorités de valeurs, il est plus surprenant d'accepter des féodalités qui font que les transmissions, au lieu de se faire par réflexion comme c'est le cas quand le nombre des mandats est limité, se font par conflit voire par rupture.
Louis Besson (PS), à Chambery est capable, lui, à 70 ans d'organiser sa succession et de transmettre le pilotage à une femme. Merci à lui pour la crédibilité de la démocratie et de la gauche.
A Nanterre, 85 000 habitants et ville préfecture, la situation est pittoresque :

  • le maire sortant P Jarry a annoncé sa candidature en plein été, sans que l'on sache ni avec qui, ni pour faire quoi ni au nom de quelle idéologie politique puisque le parti communiste ne semble plus une formation crédible à ses yeux..
  • Le ministre R Karoutchi continue à se tortiller dans la presse pour concilier ses multiples ambitions : secrétaire d'Etat, maire, président de conseil régional, craignant de perdre une municipale et de se retrouver sans rien ensuite mais ayant du mal à trouver une bonne raison de ne pas y aller alors que cela fait 2 ans qu'il inonde la  ville de tracts pour expliquer en quoi son arrivée va tout changer.
  • le Modem, dont le leader local, P Creuzet, pilotait la liste unie d'opposition en 2001, est statufié par son résultat aux élections législatives et n' pas bougé depuis.
  • le PS, les Verts, le MRC, le PRG, dont la somme des voix depuis 2001 représente une large majorité de la gauche dans la ville, toutes élections confondues, se demandent comment faire évoluer démocratiquement le pouvoir municipal pour arrêter de sur-représenter les propositions issues des rangs communistes et faire avancer les projets, les valeurs de leurs électorat.

Le pouvoir municipal est un triple pouvoir :

  • pouvoir d'aménagement, donc d'organisation de l'avenir d'un territoire;
  • pouvoir de prestations de services, donc intervenant dans la qualité de vie au quotidien;
  • pourvoir de gestion des ressources partagées, puisqu'il perçoit l'impôt et le redistribue.

Sur chacun de ces thèmes, la gauche et la droite ont des visions différentes sur le rôle d'une commune (plus ou moins interventionniste, plus ou moins redistributrice) et chaque collectif politique a des capacités d'innovation plus ou moins fortes et plus ou moins spécialisée.
Si l'on peut considérer grosso modo que, grâce à d'importantes ressources fiscales, Nanterre est une ville qui a des politiques d'aménagement, de services et de gestion correctes, on peut néanmoins légitimement se demander quelles sont ses capacités d'innovation et comment elle adapte ses différents modes d'intervention aux modifications de son environnement :

  • quelles adaptations des services rendus pour faire face à l'allongement des amplitudes horaires  professionnelles, en particulier pour tous les services chargés de l'accueil d'enfants ou d'adolescents ?
  • quelle innovations en matière de transports publics locaux pour diminuer le besoin de voitures dans les déplacements courts, les plus polluants ?
  • quels aménagements pour réduire l'usage de la voiture par les entreprises, améliorer la diversité des emplois locaux phagocytés par La Défense, développer les services aux salariés et la création de nouvelles activités ?
  • quels partenariats avec l'université, ses étudiants, ses enseignants, pour les faire participer à la vie locale ?
  • quelle mobilité proposée aux habitants de logement social, mobilité de quartier à quartier, mobilité de ville à ville, mobilité de type de logement et quelle transparence des attributions ?
  • quels lieux de rencontres, et d'échanges pour ceux qui n'ont pas de jeunes enfants et ne profitent pas de la dynamique d'intégration des réseaux autour de l'école, personnes âgées ou handicapées mais aussi célibataires, couples sans enfants ?

La durée d'un mandat municipal est de 6 ans, un temps suffisant pour faire évoluer des modes de gestion ou de prestations, insuffisant pour enclencher des véritables politiques d'aménagement. Mais cette remise en cause tous les 6 ans doit permettre de faire le point et surtout, de ne jamais oublier que 3 mandats, cela représente 18 années et une génération complète renouvelée. Alors, si parfois cela vaut la peine de garder des gens en qui on a confiance, ne les laissons pas s'enfermer dans un seul type de mandat ou devenir des professionnels, c'est comme cela qu'on oublie de prendre en compte les usagers.

mercredi 12 sep 2007

Logements étudiants supplémentaires à Nanterre : l'urgence

A l'intiative de l'établissement public Seine-Arche, nous avons déposé hier soir la première pierre d'une nouvelle résidence étudiante à Nanterre, à côté de la caserne des pompiers, dans le nouveau quartier Rouget de Lisle.
93 logements étudiants devraient être prêts pour la rentrée scolaire 2009, dont 5 accessibles aux personnes handicapées et avec des loyers compris entre 100 et 200€ selon les revenus.
De véritables studios à 500m de l'université,et du RER, des services partagés, des espaces à vivre lumineux, un gardien en permanence et une connexion haut débit illimité, conçus et gérés par Espacil.
Le Conseil régional d'Ile-de-France a subventionné à hauteur de 750 000€, le conseil général et l'Etat de 250 000€ chacun, la commune de 150 000€, avec une convention de modération des loyers à la clé. Quand on veut faire baisser les prix, on peut le faire
Seul ratage : malgré la présence du maire de Nanterre président de l'établissement public Seine-Arche, du président du conseil général et d'un vice-président du conseil régional, ni le président de l'université ni les représentants des étudiants n'avaient été invités.
Dommage pour un si beau projet d'oublier ainsi les principaux concernés !!!

samedi 08 sep 2007

Quelle vie pour les malades mentaux dans notre société ?

Dans le cadre d'un débat organisé par des journalistes sur la tuerie du conseil municipal de Nanterre, auquel je participais comme témoin mais aussi comme élue, nous avons eu une discussion - passionnante - avec des psychiatres spécialisés dans le suivi de malades mentaux condamnés pour des faits graves (violences ou crimes).
Il y a des vérités dérangeantes qui devraient faire l'objet non seulement du débat politique mais aussi d'une prise de conscience de toute la société.
Deux chiffres d'abord :

  • il y a actuellement environ 2 400 meurtres par an en France, y compris les crimes crapuleux, il y en avait 10 000 il y a un siècle. Notre société est donc globalement moins violente mais notre sensibilité, voire notre tolérance à la violence, est accrue, renforcée par la résonance médiatique du moindre crime : avant on ne connaissait que les crimes qui avaient lieu près de chez soi, maintenant on connaît ceux de tout le pays voire de toute l'Europe, sans parler des images continues de guerre, d'attentats, de tremblements de terre ou de famines.
  • 75% des détenus selon les établissements souffrent de troubles psychiatriques, qui s'ils ne sont pas soignés, peuvent amener à des crises graves contre eux-mêmes ou contre autrui. Or la pénurie de moyens dans les établissements pénitentiaires et dramatiques et de nombreux médecins ont ces dernières années poussé des cris d'alarme car quelle inefficacité de la société si les détenus deviennent plus dangereux à la sortie ?

Une réflexion plus globale pose la question de la prévention au sens large : il est évident qu'il serait bien plus intelligent de mettre à disposition des familles dont un des membres souffre de troubles mentaux les structures d'accueil et de soins nécessaires au lieu de les laisser porter souvent très seules la violence inhérente à la souffrance de celui qui se sent "à côté". Mais il est tout aussi nécessaire de se poser la question, comme pour les personnes âgées dépendantes, des modes d'hébergement, d'accompagnement, voire de travail pour stabiliser des gens malades mais dont la violence pourrait être soignée et donc contenue dans un cadre sécurisant et un mode de vie approprié.
Faute de places en hôpital psychiatrique ou de lieux de soins adaptés, face à l'épuisement et au désarroi des familles, voire à leur peur, de nombreux malades mentaux sont aujourd'hui SDF, ce qui ne fait qu'aggraver leurs souffrances et leur maladie. Et le passage à l'acte traduit devant la justice, qui pourrait être enfin le moment d'une prise en charge durable et efficace, se traduit de plus en plus souvent par une simple relégation dans la case prison, au milieu de gens encore plus violents et sans l'accompagnement médical adapté.
Reste trois grandes questions que notre société devrait débattre et traiter :

  • repérer dés l'enfance des situations de souffrance psycho-sociales et ne pas les laisser se dégrader dans l'indifférence, voire en y répondant par la violence institutionnelle, c'est tout le problème du rôle de l'Education nationale en lien avec les réseaux de soins et d'aide sociale de proximité;
  • rendre les soins attractifs et pour les familles et pour les patients de façon à ce que la démarche soit vécue comme une aide et non comme une contrainte, c'est la question des lieux d'accueil voire d'hébergement en particulier pour les adultes ,
  • construire des emplois adaptés pour des personnes trop fragiles pour faire face à un système de plus en plus concurrentiels mais pour lesquelles une activité professionnelle régulière est à la fois une garantie d'autonomie mais aussi de socialisation et de structuration d'identité.

Les sociétés religieuses font des fous les porte-paroles des dieux, les sociétés totalitaires les enferment ou les tuent au nom du contrôle de la normalité de la société, une société démocratique comme la notre est-elle capable de les respecter comme des citoyens dignes de soins et de leur fournir un cadre de vie qui les protège et qui nous protège ?

mercredi 05 sep 2007

Responsabiliser les malades mentaux, déresponsabiliser les dirigeants, de qui se moque-t-on ?

La mise bout à bout des interventions présidentielles et ministérielles de cet été sur la justice est hallucinante : au nom des victimes, il faudrait organiser le procès des fous et au nom du respect de la présomption d'innocence supprimer la possibilité de juger pénalement les délits financiers !
Bien sûr, les crimes commis par des malades mentaux sont généralement suffisamment brutaux et spectaculaires pour attirer les premières pages de la presse des faits divers, tandis que les délits financiers, plus compliqués à prouver, font l'objet de procédures laborieuses.
Mais le nombre de victimes de dirigeants sans scrupules qui ont perdu toutes leurs économies ou leur emploi est bien supérieur et il est quand même ahurissant, dans un pays de droit, d'entendre dire que la présomption d'innocence doit s'appliquer mieux à un chef d'entreprise qu'à un simple citoyen. La perte d'honorabilité, voire la perte d'emploi ou de confiance des proches est aussi douloureuse pour un ouvrier que pour un cadre et il vaudrait mieux, dans une politique de plus en plus répressive, se poser la question de la compatibilité de la présomption d'innocence avec les besoins de l'enquête afin d'éviter des dégâts collatéraux qui ont été plus lourds à Outreaux que pour l'affaire Elf.

Lire la suite "Responsabiliser les malades mentaux, déresponsabiliser les dirigeants, de qui se moque-t-on ?" »

mardi 04 sep 2007

Militants ou élus : un devoir permanent de formation

Il me parait inconcevable de pouvoir s'engager politiquement pour participer à la construction de projets de société ou les mettre en oeuvre sans s'engager aussi dans une démarche permanente de formation et de débat, pour comprendre la société, identifier sa diversité, améliorer ses connaissances et sa compréhension.
Rien de pire que ces élus ou ces militants auto satisfaits de leurs certitudes qui croient que le pouvoir qu'ils détiennent relève d'une compétence éternelle et absolue et que les convictions d'il y a 20 ans sont encore els solutions de demain.
L'université d'été du PS à La Rochelle a réuni près de 500 élus locaux et plus de 4 000 militants, un record et des débats passionnants sur toute la difficulté qu'il y a à passer des intentions aux actes et des convictions personnelles aux projets collectifs majoritaires.Téléchargement Programme_Rochelle_2007.pdf
Comme d'habitude le Premier secrétaire a clôt ces travaux : la démocratie mérite mieux qu'un extrait de 35 secondes sur un peiti écran et je vous transmets le discours intégral, pour alimenter votre, notre réflexion.

DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE
Université de La Rochelle - 2 septembre 2007

Merci d’être venus à notre rendez-vous de La Rochelle, car les commentaires allaient bon train. Je m’interrogeais avec gravité : allais-je venir seul à La Rochelle ? . Y aurait-il encore un socialiste dans la salle ? Mais, je connais la dramaturgie de La Rochelle. Quand tout le monde est là, on dit oh ! là ! là ! que va-t-il se passer ? Ils y sont tous ! Quand certains ne viennent pas –même pour de bonnes raisons- voilà que nous serions démunis. Et bien, jamais nous n’avons été aussi nombreux et les présents ont toujours raison. Quelles que soient les circonstances. Lorsqu’il s’agit de préparer les échéances décisives –comme l’année dernière- ou d’en tirer les conclusions –comme cette année ; de fêter les victoires –et cela nous est heureusement arrivé ces dernières années- ou de surmonter les défaites –et c’est notre devoir aujourd’hui.
Car, nous avons une responsabilité : travailler ensemble. Parce que nous ne pourrons répondre efficacement aux Français, relever les défis qui nous sont posés que si nous sommes ensemble, que si nous réfléchissons ensemble, que si nous construisons ensemble, que si nous proposons ensemble, que si nous décidons ensemble. C’est ce que nous avons fait.
Et, à La Rochelle, nous avions trois actes majeurs à poser : lucidité dans l’analyse à porter sur notre échec ; volonté dans le changement à engager sur nos idées et nos méthodes ; clarté dans notre opposition et sur la stratégie à mener pour les prochaines échéances.

Lire la suite "Militants ou élus : un devoir permanent de formation" »

Ma Photo

Changer l'Europe

Logiciel libre